Introduction
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La demande des produits de la mer ne cesse de croitre vue les bienfaits apportés par ces
produits à la fois au niveau alimentaire et nutritionnel (protéines, vitamines et oméga 3) et
au niveau industriel (utilisation en biotechnologie, agriculture…etc.) (FAO, 2011), de plus
l’activité mondiale des pêches de capture est confrontée à deux problèmes majeures qui
ralentissent le développement de cette activité : la surpêche et l’enfreinte des lois qui
imposent le respect de la période de reproduction des poissons et l’utilisation des filets de
pêche d’une taille de maille adéquate (Neori et al, 2004).
Sur ce fait et pour compenser ce déficit les demandes ont été orientées vers l’aquaculture ;
cette activité qui existe depuis des décennies et qui devrait être vue comme activité
complémentaire et non concurrente à la pêche.
Pour répondre à ces exigences ce secteur a beaucoup évolué et a fait l’objet de plusieurs
études et projets de développement surtout avec les préoccupations exprimées sur l’impact
de ses systèmes de production sur l’environnement (Mazzola et al, 1999).
Parmi les systèmes aquacoles, le système d’élevage en eau recirculé RAS (Recirculating
aquaculture system) ²qui a été développé surtout pour satisfaire les exigences thermiques en
climat tempéré, notamment en écloserie et nurserie de poissons. C’est le cas en particulier le
long des côtes méditerranéennes. (Naylor et al, 2000 ; Olesen et al, 2011). Le RAS inclus
des techniques de traitement de l’eau particulières (Zieman et al, 1992). Elle passe tout
d’abord par une filtration mécanique pour éliminer tous les déchets particulaires ; les fèces,
les aliments non consommés. Il y a ensuite une filtration biologique composée de bactéries
(nitrobacter et nitrosomonas) qui transforment l’ammoniac rejeté par les poissons (toxique
pour eux même à faible concentrations)
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en Nitrates (non toxique). L’eau est aussi
réoxygénée et épurée du CO2 avant d’être réintroduite dans le circuit d’élevage. Ce système
RAS présente aussi des inconvénients : le cout énergétique très élevé des dispositifs de
filtration et de pompage, l’ajout d’oxygène liquide et l’obligation de changer l’eau malgré
tout. En pratique, dans un circuit bien chargé en poissons (30 kg/m
3 et plus), le
renouvellement de l’eau du circuit par de l’eau neuve est de l’ordre de 2 à 3 fois par jour en
conditions de production, principalement pour éliminer le CO2 qui conduit sinon à une
acidification excessive de l’eau (Lemarié et Toften, 2003 ; Metaxa et al, 2005).
L’intégration des systèmes a été proposée pour résoudre les problèmes des méthodes
classiques. Il s’agit d’un élevage de plusieurs espèces différentes tels que des poissons et/ou
algues et /ou des mollusques dans lequel chaque espèce tire profit de l’autre, elle fut évoquée
la première fois par Jimenez et al (1996) qui ont proposé trois approches pour le traitement
de l’eau usée :
1- L’oxydation microbienne par boue biologique.
2- Processus d’enlèvement qui se fait en deux étapes :
a- L’eau usée sert de milieu d’élevage des bivalves.
b- Les résidus dissous de l’eau d’élevage des bivalves sont assimilés par des algues.
3- L’utilisation directe des algues pour épurer les rejets des poissons ; une intégration
directe qui s’est avéré selon Muangkeow et al (2006) la plus simple et la moins cher.
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L’accumulation d’ammoniac dans le corps du poisson augmente le pH interne, peut inhiber les enzymes
clés nécessaires pour la production d'énergie, perturbe des gradients électrochimiques.
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Test d\'utilisation de la macroalgue ulve (Ulva sp.) comme unique filtre biologique dans un circuit fermé d\'élevage de poissons mulets( Liza ramada): - 10/65

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