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Conclusion générale
Les trigles ont fait l’objet de très peu d’études sur le littoral algérien et un problème relatif à la
position systématique de cette famille a toujours été posé. Notre travail s’est inspiré de cette
problématique qui nous a amené à aborder le problème de la comparaison intra et interspécifique par
l’étude de la ligne latérale et des écailles du corps, de l’analyse des caractères morphologiques,
ostéologiques et morphométriques ; en effet, ces analyses ont mis en évidence des différences au sein
des représentants de cette famille et cela a été confirmé par les différentes études entreprises.
Cependant, une certaine variabilité intraspécifique a été notée pour certaines espèces avec un degré
plus prononcé chez T.lucerna, espèce à l’origine de nombreuses ambiguïtés rendant la clé
d’identification douteuse.
Pour résumer nos données, nous pouvons dire qu’elles ont permis d’apporter certaines précisions,
notamment en ce qui concerne la non conformité de la clé de détermination des genres et des espèces
proposées par certains auteurs (Fischer et al, 1987 et Bauchot, 1980). En effet, nos observations
montrent qu’il existe une variabilité intraspécifique chez certains individus. Nous pouvons citer le cas
le plus frappant, celui de T.lucerna ou certains individus présentent un sillon occipital à l’arrière des
yeux qui est le critère qui permet de séparer le genre Lepidotrigla des autres genres. De plus, dans la
clé proposée, les écailles de la ligne latérale n’ont pas été étudiées d’une façon approfondie pour
pouvoir séparer les autres genres, à savoir Aspitrigla, Eutrigla et Trigla.
D’autre part, dans le choix des méthodes utilisées, en plus de l’étude de la ligne latérale et des écailles
du corps, nous avons touché un domaine d’étude en rapport direct avec la morphologie, celui des
pièces squelettiques céphaliques.
Notre souci constant et notre but auraient toujours été, d’une part, de répondre à la problématique
posée au niveau de chaque étude ; d’autre part, de noter les différents liens existants entre les
différentes analyses. Un point fort était d’expliquer par l’ostéologie l’observation morphologique et de
conforter ainsi certains critères de détermination des différentes espèces. En effet, il existe à ce niveau
un parallèle qui pourrait être fait entre certaines pièces osseuses et quelques éléments de la tête. On
peut citer :
- Le jugal avec le rostre
- Les pariétaux avec le sillon occipital
- Les frontaux avec les épines préorbitaires
- Le plancher du crâne (le vomer) avec les dents vomériennes
- Les exo occipitaux avec les épines nucales
Il y va de soi qu’il a fallu passer à l’observation macroscopique à la loupe binoculaire pour pouvoir se
prononcer sur la forme de certaines pièces squelettiques, le nombre et la disposition des épines qui les
constituent. C’est là un grand défi que nous avons pu réaliser et il suffit de s’en convaincre, de jeter un
regard sur les différentes planches réalisées.
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Contribution à la systématique des Triglidae (Osteichthyens, Scrpaeniformes) du bassin Algérien: - 69/88

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