2
C’est à toute la problématique posée dans le travail cité précedemment, que nous allons essayer de
répondre par les volets suivants :
- une étude morphologique ;
- une étude morphométrique faisant appel à une méthode d’analyse multivariée (l’Analyse
Factorielle en Composantes Principales ou ACP) ;
- une étude ostéologique comprenant de plus, une étude des écailles du corps et de la ligne
latérale.
En ce qui concerne l’étude ostéologique, elle porte sur 18 pièces squelettiques céphaliques et sur le
cleithrum, pièce osseuse de la ceinture scapulaire. Parmi les 18 pièces, 5 appartiennent au
splanchnocrâne dont 4 sont des pièces operculaires et la cinquième correspond au jugal, les autres
appartiennent au neurocrâne qui est lui-même formé de quatre régions : Ethmoïdienne, orbitaire,
otique et occipitale. Les régions orbitaire et otique n’ont pas été retenues pour cette étude.
Il va de soit que l’étude ostéologique permettra de donner, à notre avis, des réponses décisives allant
dans le sens de l’étude morphologique de la tête puisque les pièces squelettiques s’interpénètrent les
unes aux autres constituants ainsi une articulation ; autrement dit, la question principale à résoudre est
de savoir quel critère de détermination choisir sur le plan de la morphologie de la tête ou quels sont le
ou les éléments osseux qui permettent une identification interspécifique aisée.
Par ailleurs, l’étude de la ligne latérale et des écailles du corps pourraient apporter une contribution
non négligeable à l’identification des différentes espèces puisque le premier élément entre dans la clé
de détermination proposée par différents auteurs.
Une comparaison interspécifique des espèces de trigles Algérienne fera donc l’objet de notre étude
permettant peut être ainsi de répondre à toute la problématique posée dans la bibliographie et à partir
d’observations faites dans le cadre extérieur à cette étude.
Enfin, pour les espèces présentant une certaine variabilité sur le plan morphologique, une comparaison
intraspécifique sera entreprise tout en insistant sur les éléments majeurs permettant d’aboutir à la mise
en évidence de cette discontinuité morphologique qui n’est autre que les prémices d’une identification
à un niveau taxonomique inférieur à l’espèce.
Précédent

Contribution à la systématique des Triglidae (Osteichthyens, Scrpaeniformes) du bassin Algérien: - 6/88

Suivant