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Introduction
Beaucoup de questions relatives à la systématique de certaines familles de poissons permettent de faire
certaines réflexions sur l’identification douteuse de certaines espèces. En effet, l’une des familles
présentant certaines complexités dans l’identification des espèces et n’ayant fait l’objet d’aucune
recherche en Algérie est bien celle des Labridés, viennent ensuite à un degré moindre les familles des
Blenniidés et des Gobiidés.
Par ailleurs, des travaux ont été réalisés en Algérie sur d’autres familles présentant également une
problématique sur le plan systématique ; on peut citer pour cela les travaux sur :
- La famille des Soléidés (Alili et al1985, Mandouche, 1988; Akretche et al, 1989 ; Alili et
Berrebi, 1989 ; Sadoudi, 1991 ; Nouar et al, 2007).
- La famille des Scorpaenidés (Siblot, 1976 ; Chaabeni, 1991; Louri, 2002 ; Zemiti, 2003).
- La famille des Mugilidés (Lamouri, 1996 ; Belabid, 2003 ; Tata et al, 2007).
- La famille des Centracanthidés (Boussouf, 1993 ; Titah, 1995 ; Kamar, 2000 ; Benarras,
2001 ; Harchouche, 2006).
- Les Chondrichthyens (Fegas, 1998 ; Sergoua, 2001 ; Labidi, 2000 ; Bensaci, 2002 ;
Mehezem, 2002 ; Hammache, 2003 ; Hemida, 2005).
- La famille des sparidés (Cherabi, 1987 ; Ghazli, 1995 ; Aghanim, 1997).
- La famille des Triglidés (Allali, 1991).
Ce dernier travail sur les Trigles d’Algérie a retenu particulièrement notre attention pour deux raisons :
♦ La première repose sur le fait que chaque espèce, chaque forme, ont été décrites par la plupart des
auteurs sous des noms différents. Ceci nous amène à donner pour les poissons de cette famille une
synonymie extrêmement confuse. En effet, prenons l’exemple donné par Maurin (1967) sur cette
famille ; après Linne en 1758, Bloch en 1785 puis Risso en 1816, emploient le même nom de Trigla
cuculus pour désigner ce qu’ils pensent être toujours le même poisson : un grondin. En réalité, leurs
spécimens n’appartiennent pas à l’espèce nommée par Linné, mais à deux autres espèces déjà décrites
par celui-ci. Les correspondances s’établissent ainsi :
Trigla cuculus (Bloch, 1815) est le T. lucerna Linné, 1758.
Trigla cuculus (Risso, 1826) est le T. gurnardus Linné, 1758.
Il n’y a donc pas une seule espèce mais bien trois pour lesquelles les noms linnéens seront seuls
conservés en application de la loi de priorité qui veut qu’entre plusieurs noms d’espèces donnés au
même animal par différents auteurs, seul est retenu le plus ancien en date (à partir de 1758, date prise
comme origine de la nomenclature binominale).
♦ La deuxième raison, c’est qu’Allali après avoir apporté les premiers éléments sur l’étude
systématique de 6 espèces de cette famille a insisté sur la nécessité d’encourager l’initiative que
d’autres études viennent compléter son travail. Les discontinuités morphologiques observées par cet
auteur ont permis d’aborder le problème de la comparaison intra et interspécifique par deux méthodes,
l’une statistique et l’autre faisant appel aux rapports d’indices biométriques. Les moyens limités de
l’époque n’ont pas permis d’affiner ses résultats par d’autres méthodes telle que l’analyse en
composante principale par exemple.
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Contribution à la systématique des Triglidae (Osteichthyens, Scrpaeniformes) du bassin Algérien: - 5/88

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