III- Résultats et Discussions : Ostéologie
41
3.2. Neurocrâne
La description qui suit est basée sur de nombreuses comparaisons faites à partir de pièces osseuses
appartenant aux côtés droit et gauche du neurocrâne ; il en résulte une symétrie qui fait ressortir 2
pièces centrales impaires qui sont de l’avant vers l’arrière : le mésethmoïde et l’ethmoïde rostral. Les
pièces paires correspondent aux ethmoïdes latéraux, aux frontaux, aux pariétaux, aux supra occipitaux,
aux occipitaux et aux exo occipitaux.
Si on fait un parallèle avec l’étude morphologique, différents caractères tels que le sillon occipital, les
épines préorbitaires et les épines nucales font référence aux pariétaux pour le premier, aux frontaux
pour le second et aux exo occipitaux pour le troisième, c’est donc ces trois pièces osseuses qui seront
prises en considération pour la comparaison des différentes pièces de la voûte.
Si on fait référence à la figure 1 (annexe) Une confusion a été faite par Stephen (1983) au niveau des
pariétaux, qui, en réalité sont situés plus en avant ; en effet, cet auteur les a confondu avec les exo
occipitaux qui eux présentent une épine nucale dirigée vers l’arrière.
3.2.1. La voûte
3.2.1.1. Comparaison de la face dorsale du neurocrâne
Si on observe la face dorsale qui fait référence à la planche 15a, trois caractères à ce niveau dénotent
un degré de différenciation, ce sont :
- Les deux expansions latérales situées à l’avant et qui correspondent aux éthmoïdes latéraux
- Les épines préorbitaires portées par les frontaux (plus nettes en vue ventrale ; Pl .15.b)
- Les épines nucales correspondant aux exo occipitaux
• Pour le premier caractère, une particularité au niveau de cette observation c’est qu’une partie d’une
pièce du plancher, le vomer, apparait en vue dorsale chez 5 espèces, tandis qu’il reste caché chez L.
cavillone et L . dieuzeidei, ce qui donne une figure particulière chez le genre Lepidotrigla et surtout
chez L. cavillone avec une échancrure médiane faisant rappeler à la lettre M de l’alphabet.
• Pour le second caractère, le nombre et la disposition des épines préorbitaires posent le problème de la
variabilité intraspécifique car en effet, le nombre d’épines à l’exception de T. lyra, varie au niveau de
toutes les espèces comme le montre le tableau 4:
• Pour le dernier, il semblerait que l’élément central qui correspond au plancher (basi occipital) soit
présent uniquement chez A. obscura et T. lyra, il en est rien car la voûte était disposée différemment au
moment de la prise de vue des photos. La différence résulte donc uniquement au niveau de la forme
des épines nucales et de la séparation qui existe entre elles..
L’orientation, la forme des épines nucales et même l’aspect de la zone qui les sépare donnent une
structure spécifique pour chaque espèce :
- Epines nucales écartées pour L. cavillonne et T. lyra
Précédent

Contribution à la systématique des Triglidae (Osteichthyens, Scrpaeniformes) du bassin Algérien: - 46/88

Suivant