II- Résultats et Discussions : Caractères morphologiques
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L. cavillone fréquenterait-elle un milieu différent des autres espèces ? Seule l’étude écologique
pourrait répondre à cette problématique.
Il est à noter que cette particularité n’a pas été signalée par les autres auteurs.
1.9. Premier lobe de la nageoire dorsale par rapport au deuxième
L.cavillone, L.dieuzeidei et A.cuculus présentent des lobes de la nageoire dorsale séparés tandis que
pour les autres espèces le deuxième lobe joint le premier.
Comme le montrent Bauchot (1980) et les fiches FAO (1987) Eutrigla gurnardus (qui n’a pas été
trouvé dans notre échantillonnage) présente une séparation assez prononcée entre les deux lobes.
1.10. Deuxième rayon épineux de la première dorsale
L’analyse de ce caractère permet de distinguer A.obscura des autres espèces ; car en effet, elle présente
le deuxième rayon dur de la première nageoire dorsale très effilé.
1.11. Conclusion
En résumé, l’étude morphologique nous amène à faire ressortir les points suivants :
Les trigles présentent des caractères particuliers qui permettent de situer le problème sur le plan
systématique ; chaque espèce possède en effet une particularité qui permet son identification. Il est en
effet aisé de voir que certains caractères s’imposent par rapport à d’autres, on peut citer :
- l’épine cleithrale très développée et l’épine préorbitaire unique pour T. lyra.
- Le deuxième rayon dur effilé de la première dorsale pour A. obscura.
- En plus d’un sillon occipital prononcé et épineux, une mâchoire inférieure rugueuse pour L.
cavillone.
- Un sillon occipital dépourvu d’épines pour L .dieuzeidei.
- Pectorale très développée avec une coloration de la face interne très spécifique pour T. lucerna.
Deux autres caractères d’importance non négligeable permettent de situer le problème par rapport à
deux autres espèces ; ligne latérale plus haute que large pour A. cuculus et corps formé de replis
tégumentaires formant des stries obliques parallèles pour T. lastovisa
Il ya lieu de suivre tous les auteurs qui classent les trigles en utilisant ces différents caractères. Cette
solution peut paraitre logique en ce qui concerne toutes les espèces, elle ne l’est plus lorsqu’il s’agit de
T. lucerna car cette espèce pose réellement un problème au niveau de la discontinuité morphologique,
que ce soit au niveau de la présence ou de l’absence du sillon occipital, de l’aspect du rostre (échancré
ou non, épineux ou non) ou de la coloration de la nageoire pectorale.
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Contribution à la systématique des Triglidae (Osteichthyens, Scrpaeniformes) du bassin Algérien: - 33/88

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