II- Résultats et Discussions : Caractères morphologiques
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L’intérêt que présente l’analyse des nageoires pectorales est essentiel, en effet ; malgré que
certains auteurs ne considèrent pas la coloration comme caractère morphologique, il s’avérait
nécessaire de la traiter dans cette partie, surtout qu’elle présente une hétérogénéité au sein d’une même
espèce. De plus il nous a été aisé de séparer quelques espèces en se basant uniquement sur cet élément.
Il semblerait que la description faite par Bauchot sur l’ensemble des espèces de trigles est conforme
vis-à-vis de la coloration de ces nageoires sauf pour Trigla lyra ; en effet, selon cet auteur, les
pectorales sont tachées de bleu tandis que notre étude montre qu’elles sont rayées de noir.
1.6. Epines préorbitaires
Vu la divergence du nombre d’épines préorbitaires, du degré de leur développement et de leur
orientation, on a relevé dans le tableau 4 toutes les observations faites sur chaque espèce concernant
ce caractère; ce dernier nous permet de séparer T. lyra des autres espèces avec une seule épine très
développée orientée vers l’extérieur. Par ailleurs, l’analyse des observations relatives aux frontaux,
pièces squelettiques sur lesquelles apparaissent les épines préorbitaires (que nous allons développer
dans le paragraphe 3.2.1.2.2, chapitre ostéologie) va dans le même sens que l’étude morphologique.
Tableau 4 -Nombre d’épines préorbitaires relatif à chaque espèce.
Espèces
L.cavillone L.dieuzeidei T.lastovisa A.obscura A.cuculus
T.lyra
T.lucerna
valeurs
extrêmes
1 - 3
0 - 3
3 - 4
3 - 4
2 - 3
1
2 - 3
1.7. Position de la pectorale par rapport à l’origine de l’anale
Comme il a été dit plus haut, certaines espèces de trigles ont des nageoires pectorales assez fragiles,
ceci est peut être du à l’état de fraicheur du poisson ; de ce fait, il serait donc délicat pour certains
individus d’analyser la position de la pectorale par rapport à l’origine de l’anale.
T. lucerna a la nageoire pectorale la plus développée et ce qui est sûr, deux autres espèces à savoir T.
lyra et T. lastovisa ont une pectorale qui dépasse largement l’origine de la nageoire anale. Elle se situe
au voisinage de l’anale pour A. cuculus et A. obscura tandis que pour les autres espèces, elle dépasse
très faiblement celle-ci.
Remarque : ce critère a été pris en considération dans la clé de détermination proposée par certains
auteurs, il a permis avec d’autre caractères de séparer les genres Eutrigla et Trigla.
1.8. Face externe de la mâchoire inférieure
Comme l’a montré Allali (1991) L.cavillone est la seule espèce qui présente une mâchoire inférieure
rugueuse au niveau de sa face externe alors que pour les autres espèces celle-ci est lisse et présente sur
sa surface des pores assez visibles.
L.cavillone avec une mâchoire inférieure rugueuse nous laisse un peu perplexe quand à l’explication à
donner à cette observation car la seule explication plausible ferait référence à une adaptation à des
conditions de milieu.
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