II- Résultats et Discussions : Caractères morphologiques
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L’analyse du caractère rostre (qui est d’ailleurs utilisé comme l’un des critères de détermination
des espèces au niveau des genres Lepidotrigla et Trigla) nous amène à dire qu’il existe une
homogénéité ou une hétérogénéité au sein d’une même espèce, cependant nos observations montrent
que pour certains individus, il nous a été difficile de séparer les rostres d’Aspitrigla cuculus et de
Trigla lucerna. Le fait le plus frappant se situe au niveau de cette dernière espèce qui présente une
variabilité de forme du rostre assez prononcée .L’on ne peut, à ce sujet, perdre de vue qu’une espèce
ne peut en aucun cas présenter des divergences assez notables. Sommes-nous à la frontière du concept
typologique de l’espèce selon lequel, il est possible à partir d’un individu choisi comme type de définir
un type standard de l’espèce. Tout spécimen différent du type ne fut-ce que par d’infimes détails, est
considéré comme variant et désigné sous les noms assez vagues de race, variété, forme ….etc.
Au delà de quelle valeur l’écart par rapport au type, devient il trop grand pour que tel spécimen cesse
d’appartenir à l’espèce considérée ? La limite doit être déterminée par une nette discontinuité
morphologique ; cette dernière est laissée à l’appréciation subjective des auteurs. En effet, tel
spécialiste éclate l’ensemble en un très grand nombre d’espèces tel autre, les rassemble en un petit
nombre. Ce concept typologique doit être abandonné car il nie la variation dans l’espace (espèce
polytypique) comme dans le temps (espèce paléontologique).
Il est possible de décrire l’espèce en terme morphologique sans pour cela adhérer au concept
typologique qui doit être abandonné.
Dans bien des cas l’étude systématique poussée, conduit à reconnaitre les sous espèces et à employer
la nomenclature trinominale (utilisée pour la première fois par Schlegel en 1844) celle-ci fait appel à
plusieurs disciplines telles que la génétique moléculaire, l’électrophorèse, la distribution
géographique….etc. Donc le critère structural ou morphologique ne suffit pas à lui seul à définir un
niveau taxonomique inférieur à l’espèce. Laissons donc le soin aux spécialistes de la nomenclature de
positionner le problème de la taxinomie lors des différents congrès de nomenclature.
1.2. Sillon occipital (Planche 3)
Si nous considérons uniquement le sillon occipital, il est aisé de voir que ce caractère permet à lui seul
de distinguer deux groupes et de séparer donc le genre Lepidotrigla des autres genres. Il existe
cependant une ambigüité à ce niveau, car quelques individus de lucerna appartenant au genre Trigla
présente également un sillon occipital ce qui permet encore de compliquer le schéma de la variabilité
intraspécifique de cette espèce puisqu’au niveau du rostre une problématique a déjà été posée à ce
niveau. Allali (1991) pose déjà le problème de la présence de ce sillon pour 50% des individus
analysés de Trilgla lucerna.
Par ailleurs, le sillon occipital se situe au niveau des pariétaux, pièce osseuse qui fera l’objet d’une
discussion dans le chapitre ostéologie : paragraphe 3.2.1.2.1. L.cavillone diffère de L.dieuzeidei par la
présence de dents au niveau de la région antérieure du sillon.
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L’analyse du caractère rostre (qui est d’ailleurs utilisé comme l’un des critères de détermination
des espèces au niveau des genres Lepidotrigla et Trigla) nous amène à dire qu’il existe une
homogénéité ou une hétérogénéité au sein d’une même espèce, cependant nos observations montrent
que pour certains individus, il nous a été difficile de séparer les rostres d’Aspitrigla cuculus et de
Trigla lucerna. Le fait le plus frappant se situe au niveau de cette dernière espèce qui présente une
variabilité de forme du rostre assez prononcée .L’on ne peut, à ce sujet, perdre de vue qu’une espèce
ne peut en aucun cas présenter des divergences assez notables. Sommes-nous à la frontière du concept
typologique de l’espèce selon lequel, il est possible à partir d’un individu choisi comme type de définir
un type standard de l’espèce. Tout spécimen différent du type ne fut-ce que par d’infimes détails, est
considéré comme variant et désigné sous les noms assez vagues de race, variété, forme ….etc.
Au delà de quelle valeur l’écart par rapport au type, devient il trop grand pour que tel spécimen cesse
d’appartenir à l’espèce considérée ? La limite doit être déterminée par une nette discontinuité
morphologique ; cette dernière est laissée à l’appréciation subjective des auteurs. En effet, tel
spécialiste éclate l’ensemble en un très grand nombre d’espèces tel autre, les rassemble en un petit
nombre. Ce concept typologique doit être abandonné car il nie la variation dans l’espace (espèce
polytypique) comme dans le temps (espèce paléontologique).
Il est possible de décrire l’espèce en terme morphologique sans pour cela adhérer au concept
typologique qui doit être abandonné.
Dans bien des cas l’étude systématique poussée, conduit à reconnaitre les sous espèces et à employer
la nomenclature trinominale (utilisée pour la première fois par Schlegel en 1844) celle-ci fait appel à
plusieurs disciplines telles que la génétique moléculaire, l’électrophorèse, la distribution
géographique….etc. Donc le critère structural ou morphologique ne suffit pas à lui seul à définir un
niveau taxonomique inférieur à l’espèce. Laissons donc le soin aux spécialistes de la nomenclature de
positionner le problème de la taxinomie lors des différents congrès de nomenclature.
1.2. Sillon occipital (Planche 3)
Si nous considérons uniquement le sillon occipital, il est aisé de voir que ce caractère permet à lui seul
de distinguer deux groupes et de séparer donc le genre Lepidotrigla des autres genres. Il existe
cependant une ambigüité à ce niveau, car quelques individus de lucerna appartenant au genre Trigla
présente également un sillon occipital ce qui permet encore de compliquer le schéma de la variabilité
intraspécifique de cette espèce puisqu’au niveau du rostre une problématique a déjà été posée à ce
niveau. Allali (1991) pose déjà le problème de la présence de ce sillon pour 50% des individus
analysés de Trilgla lucerna.
Par ailleurs, le sillon occipital se situe au niveau des pariétaux, pièce osseuse qui fera l’objet d’une
discussion dans le chapitre ostéologie : paragraphe 3.2.1.2.1. L.cavillone diffère de L.dieuzeidei par la
présence de dents au niveau de la région antérieure du sillon.
