CHAPITRE II
ECOLOGIE ET STRUCTURE DEMOGRAPHIQUE
19
II-5.2 Indices de diversité
Une communauté est caractérisée par les abondances respectives des espèces observées ;
leurs mesures traduisent l’importance de chaque espèce dans le fonctionnement global de la
communauté. Selon Daget (1976), l’une des caractéristiques essentielles de tout peuplement
est son degré d’organisation qui s’exprime notamment par une certaine distribution des
abondances spécifiques, par un certain spectre des fréquences relatives, de l’espèce la plus
abondante à l’espèce la plus rare.
Les interrelations qui existent entre les différentes espèces dans le temps ou dans l’espace
sont décrites qualitativement et quantitativement par plusieurs indices qui permettront de voir
d’éventuelles variations démographiques en fonction du secteur. Les principaux indices sont
la richesse spécifique, la diversité spécifique et la régularité ou l’équitabilité.
II-5.2.1 Méthodes d'étude
- La richesse spécifique (S) est le nombre d’espèces présentes dans le peuplement (Daget,
1976). La fréquence, l’abondance et la biomasse de chaque espèce ne sont pas prises en
considération dans cette définition. Une espèce représentée par un seul individu à donc le
même poids qu’une espèce avec un grand nombre d’individus (Amanieu, 1980 in Bach,
1985). Selon Frontier (1983), un peuplement comprenant de nombreuses espèces est
généralement considéré comme plus évolué qu’un peuplement en comprenant peu d’espèces.
D’autre part, le recensement ainsi effectué, peut permettre d’apprécier le degré de sélectivité
de l’engin de pêche utilisé.
- La diversité spécifique (Ish) est définie par l’indice de Shannon et Weaver (1963).
D’après Daget (1976), ce facteur correspond à des quantités d’information apportées par un
échantillon sur la structure du peuplement et sur la façon dont les individus y sont répartis
entre diverses espèces. Bach (1985), note que c’est une mesure de l’hétérogénéité spécifique
d’une communauté. Pour Peres (1971 in Verlaque et Giraud, 1979), l’Ish traduit le degré
d’évolution structurale, la maturité et la stabilité d’un écosystème. Cet indice rend compte de
l’inégale répartition des individus (ou de la biomasse) entre les espèces. Selon Daget (1976),
Frontier et Pichod-Viale (1991), le calcul peut se faire à l’aide de l’expression :
Ish = - S [(qi / Q) log2 (qi / Q)] (1)
qi : effectif de l’espèce de rang i.
Q : effectif total (Σ qi = Q).
Le passage d’une base logarithmique (base 2) à une autre nous permet d’exprimer l’équation
1 en base décimale (base 10) en multipliant par la constante 3.322 (inverse de log 2 ).
Ish = 3.322 [log Q – (1 / Q) S qi log qi] (2)
L’équation 2 peut être utilisée avec le poids (biomasse), alors W et wi remplacent
respectivement Q et qi.
L’indice de diversité, ainsi défini, s’exprime en unité d’informations par individu (ou bits par
individu). Il est compris entre 0 et 4.5 bits par individu. Barbault (1992), mentionne que la
limite inférieure indique une communauté monospécifique et dès que l’Ish devient strictement
supérieur à 0, le peuplement est plurispécifique, d’autant plus riche à mesure que la valeur
s’approche du maximum.
ECOLOGIE ET STRUCTURE DEMOGRAPHIQUE
19
II-5.2 Indices de diversité
Une communauté est caractérisée par les abondances respectives des espèces observées ;
leurs mesures traduisent l’importance de chaque espèce dans le fonctionnement global de la
communauté. Selon Daget (1976), l’une des caractéristiques essentielles de tout peuplement
est son degré d’organisation qui s’exprime notamment par une certaine distribution des
abondances spécifiques, par un certain spectre des fréquences relatives, de l’espèce la plus
abondante à l’espèce la plus rare.
Les interrelations qui existent entre les différentes espèces dans le temps ou dans l’espace
sont décrites qualitativement et quantitativement par plusieurs indices qui permettront de voir
d’éventuelles variations démographiques en fonction du secteur. Les principaux indices sont
la richesse spécifique, la diversité spécifique et la régularité ou l’équitabilité.
II-5.2.1 Méthodes d'étude
- La richesse spécifique (S) est le nombre d’espèces présentes dans le peuplement (Daget,
1976). La fréquence, l’abondance et la biomasse de chaque espèce ne sont pas prises en
considération dans cette définition. Une espèce représentée par un seul individu à donc le
même poids qu’une espèce avec un grand nombre d’individus (Amanieu, 1980 in Bach,
1985). Selon Frontier (1983), un peuplement comprenant de nombreuses espèces est
généralement considéré comme plus évolué qu’un peuplement en comprenant peu d’espèces.
D’autre part, le recensement ainsi effectué, peut permettre d’apprécier le degré de sélectivité
de l’engin de pêche utilisé.
- La diversité spécifique (Ish) est définie par l’indice de Shannon et Weaver (1963).
D’après Daget (1976), ce facteur correspond à des quantités d’information apportées par un
échantillon sur la structure du peuplement et sur la façon dont les individus y sont répartis
entre diverses espèces. Bach (1985), note que c’est une mesure de l’hétérogénéité spécifique
d’une communauté. Pour Peres (1971 in Verlaque et Giraud, 1979), l’Ish traduit le degré
d’évolution structurale, la maturité et la stabilité d’un écosystème. Cet indice rend compte de
l’inégale répartition des individus (ou de la biomasse) entre les espèces. Selon Daget (1976),
Frontier et Pichod-Viale (1991), le calcul peut se faire à l’aide de l’expression :
Ish = - S [(qi / Q) log2 (qi / Q)] (1)
qi : effectif de l’espèce de rang i.
Q : effectif total (Σ qi = Q).
Le passage d’une base logarithmique (base 2) à une autre nous permet d’exprimer l’équation
1 en base décimale (base 10) en multipliant par la constante 3.322 (inverse de log 2 ).
Ish = 3.322 [log Q – (1 / Q) S qi log qi] (2)
L’équation 2 peut être utilisée avec le poids (biomasse), alors W et wi remplacent
respectivement Q et qi.
L’indice de diversité, ainsi défini, s’exprime en unité d’informations par individu (ou bits par
individu). Il est compris entre 0 et 4.5 bits par individu. Barbault (1992), mentionne que la
limite inférieure indique une communauté monospécifique et dès que l’Ish devient strictement
supérieur à 0, le peuplement est plurispécifique, d’autant plus riche à mesure que la valeur
s’approche du maximum.
