Généralités
28
3.6.2. La fécondation
Les mâles possèdent une paire de testicules formés de tubules séminifères, organisés en lobes,
situés en dessous du cœur, reposant sur l’hépatopancréas. Chez les mâles pubères les
endopodites de la première paire des pleopodes fusionnent pour donner naissance au petasma,
qui intervient dans l’accouplement et le transfert des spermatophores.
L. vannamei est une espèce à thélycum ouvert, formé d’une carène localisée entre la 4
ème et la
5
ème paire de pattes thoraciques ou pereiopodes. Le mâle insère ses spermatophores dans cette
carène grâce à des amas muqueux adhérant aux sculptures ciliés. La boule de sperme est
maintenue entre la 3
ème paire de pattes à la base de laquelle sont situés les orifices génitaux
Une des particularités des espèces à thelycum ouvert, l’accouplement s’effectue au crépuscule
entre un mâle et une femelle ayant un exosquelette dur. La femelle vide toute sa contenance
en œufs en une seule ponte (OUDAINIA, 2015).
3.6.3. La ponte
La ponte est nocturne. Dés leur sortie de l’oviducte, les œufs se retrouvent en contact direct
avec l’amas du sperme. Puisque les spermatozoïdes des péneidés sont dépourvus de flagelles,
la fécondation a lieu par la réaction corticale de l’œuf. Lors de la ponte, la femelle nage
lentement et éparpille ses ovules dans l’eau en se servant des mouvements rapides des
pleopodes, évitant ainsi la formation d’amas qui gênerait la dissolution de la couche
périphérique (bâtonnets corticaux) et entrainerait un manque d’oxygène (OUDAINIA, 2015).
Une femelle peut émettre plusieurs centaines de milliers d’œufs par ponte. Le développement
embryonnaire (fig10). dure environ dix-huit heures. Les larves écloses, passent par de
multiples stades avant de devenir des post-larves, à la morphologie très comparable de celle
d’une crevette adulte (FRANCOIS.C, 2003).
3.7. La croissance
La croissance des crevettes passe par trois phases : Jusqu’à environ 3 mois (stade juvénile),
elles grossissent de façon exponentielle pour passer de 0 à 5 g. Puis elles rentrent dans une
première phase de croissance linéaire, assez rapide, jusqu’à atteindre l’âge adulte. Après 8 à
10 mois, elles continuent de muer et de grandir, mais plus lentement. Les femelles grossissent
plus vite que les mâles. A l’intérieur d’une même cohorte (population née au même moment),
la variabilité du poids est en général proche de 50% ,ce qui signifie que les individus ont des
vitesses de croissance assez différentes entre eux (HENDRICKX, 2003).
3.8. Besoins alimentaires
Les besoins alimentaires des crevettes sont moins bien connus que ceux d’autres espèces
élevées depuis plus longtemps (il n’y a que quelques dizaines de publications concernant la
nutrition des crevettes). Cette méconnaissance est d’autant plus marquée pour Penaeus
monodon et Litopenaeus vannamei. Actuellement, on commence à cerner un peu mieux les
besoins en protéines, en lipides ou en vitamines (JULLIAND, 2007).
Par exemple, P. monodon (crevettes carnivores) nécessite un régime plus riche en protéines
(35 à 45%) que L. vannamei (25 à 35%) qui est herbivores ou omnivores suivant leur stade de
28
3.6.2. La fécondation
Les mâles possèdent une paire de testicules formés de tubules séminifères, organisés en lobes,
situés en dessous du cœur, reposant sur l’hépatopancréas. Chez les mâles pubères les
endopodites de la première paire des pleopodes fusionnent pour donner naissance au petasma,
qui intervient dans l’accouplement et le transfert des spermatophores.
L. vannamei est une espèce à thélycum ouvert, formé d’une carène localisée entre la 4
ème et la
5
ème paire de pattes thoraciques ou pereiopodes. Le mâle insère ses spermatophores dans cette
carène grâce à des amas muqueux adhérant aux sculptures ciliés. La boule de sperme est
maintenue entre la 3
ème paire de pattes à la base de laquelle sont situés les orifices génitaux
Une des particularités des espèces à thelycum ouvert, l’accouplement s’effectue au crépuscule
entre un mâle et une femelle ayant un exosquelette dur. La femelle vide toute sa contenance
en œufs en une seule ponte (OUDAINIA, 2015).
3.6.3. La ponte
La ponte est nocturne. Dés leur sortie de l’oviducte, les œufs se retrouvent en contact direct
avec l’amas du sperme. Puisque les spermatozoïdes des péneidés sont dépourvus de flagelles,
la fécondation a lieu par la réaction corticale de l’œuf. Lors de la ponte, la femelle nage
lentement et éparpille ses ovules dans l’eau en se servant des mouvements rapides des
pleopodes, évitant ainsi la formation d’amas qui gênerait la dissolution de la couche
périphérique (bâtonnets corticaux) et entrainerait un manque d’oxygène (OUDAINIA, 2015).
Une femelle peut émettre plusieurs centaines de milliers d’œufs par ponte. Le développement
embryonnaire (fig10). dure environ dix-huit heures. Les larves écloses, passent par de
multiples stades avant de devenir des post-larves, à la morphologie très comparable de celle
d’une crevette adulte (FRANCOIS.C, 2003).
3.7. La croissance
La croissance des crevettes passe par trois phases : Jusqu’à environ 3 mois (stade juvénile),
elles grossissent de façon exponentielle pour passer de 0 à 5 g. Puis elles rentrent dans une
première phase de croissance linéaire, assez rapide, jusqu’à atteindre l’âge adulte. Après 8 à
10 mois, elles continuent de muer et de grandir, mais plus lentement. Les femelles grossissent
plus vite que les mâles. A l’intérieur d’une même cohorte (population née au même moment),
la variabilité du poids est en général proche de 50% ,ce qui signifie que les individus ont des
vitesses de croissance assez différentes entre eux (HENDRICKX, 2003).
3.8. Besoins alimentaires
Les besoins alimentaires des crevettes sont moins bien connus que ceux d’autres espèces
élevées depuis plus longtemps (il n’y a que quelques dizaines de publications concernant la
nutrition des crevettes). Cette méconnaissance est d’autant plus marquée pour Penaeus
monodon et Litopenaeus vannamei. Actuellement, on commence à cerner un peu mieux les
besoins en protéines, en lipides ou en vitamines (JULLIAND, 2007).
Par exemple, P. monodon (crevettes carnivores) nécessite un régime plus riche en protéines
(35 à 45%) que L. vannamei (25 à 35%) qui est herbivores ou omnivores suivant leur stade de
