Généralités
16
1.2.1.
Rotifères
Les rotifères sont des zooplanctons herbivores (ROTHBARD, 1979), animaux hydrobiontes.
L’espèce Brachionus plicatilis prolifère dans les eaux douces (POURRIOTI et FRANCEZ,
1986).
Dynamique des populations
Les rotifères peuvent se reproduire à la fois sexuellement (reproduction mictique) pour donner
des œufs à coque résistante bloqués en diapause et asexuellement (reproduction amictique) pour
donner des œufs amictiques qui restent attachés à l’abdomen de la femelle jusqu’à la libération
des jeunes, selon les conditions environnementales (POURRIOT et FRANCEZ, 1986). Selon
MORETTI et al (1999), les rotifères suivent généralement une courbe de croissance avec
différentes phases :
a. La phase de latence : juste après l’inoculation, les rotifères commencent à
consommer le phytoplancton dans leur milieu de culture. Le nombre d'individus
et la quantité d'œufs amictiques augmentent.
b. La phase logarithmique (ou phase exponentielle) : les rotifères se reproduisent
très rapidement et la croissance de la population est exponentielle.
c. La phase de transition (ou croissance décroissante) : ralentissement du taux de
croissance et raréfaction de la production d’œufs des rotifères.
d. La phase de déclin : diminution rapide du nombre des rotifères car le taux de
mortalité dépasse le taux de croissance.
Utilisation des rotifères
Les rotifères sont des aliments vivants précieux pour la culture des larves de la plupart des
espèces de poissons (DEVAUCHELLE et GIRIN, 1973 ; ARIMORO, 2006). Ils possèdent des
quantités très élevé en acides gras hautement insaturés eicosapentaénoïque et decosahexaénoïque
(20: 5 n – 3 et 22: 6 n – 3 respectivement) essentiels à la survie des larves de poissons marins
durant les premiers jours de l’alimentation exogène (ESTHER et al. 1989 ; DHERT et al. 2001;
ARIMORO, 2006).
Leur taille correspond à la bouche de nombreuses espèces de larves de poissons (ROTHBARD,
1979 ; ARIMORO, 2006) avec une large gamme de tailles (120-250 µm) (ROTHBARD, 1979).
Leurs très petites tailles et leur motilité relativement lente, ont contribué à leur utilité en tant que
bonne proie pour les larves actives (GIRIN et PERSON-LE RUYET, 1977 ; MORETTI et al.
1999 ; ARIMORO, 2006 ; BRUNO & JEAN-CLAUDE, 2006 ; MARTÍNEZ SILVA, 2018).
Leur vitesse de nage lente et leur capacité de rester suspendu dans la colonne d’eau les rendent
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Rotifères
Les rotifères sont des zooplanctons herbivores (ROTHBARD, 1979), animaux hydrobiontes.
L’espèce Brachionus plicatilis prolifère dans les eaux douces (POURRIOTI et FRANCEZ,
1986).
Dynamique des populations
Les rotifères peuvent se reproduire à la fois sexuellement (reproduction mictique) pour donner
des œufs à coque résistante bloqués en diapause et asexuellement (reproduction amictique) pour
donner des œufs amictiques qui restent attachés à l’abdomen de la femelle jusqu’à la libération
des jeunes, selon les conditions environnementales (POURRIOT et FRANCEZ, 1986). Selon
MORETTI et al (1999), les rotifères suivent généralement une courbe de croissance avec
différentes phases :
a. La phase de latence : juste après l’inoculation, les rotifères commencent à
consommer le phytoplancton dans leur milieu de culture. Le nombre d'individus
et la quantité d'œufs amictiques augmentent.
b. La phase logarithmique (ou phase exponentielle) : les rotifères se reproduisent
très rapidement et la croissance de la population est exponentielle.
c. La phase de transition (ou croissance décroissante) : ralentissement du taux de
croissance et raréfaction de la production d’œufs des rotifères.
d. La phase de déclin : diminution rapide du nombre des rotifères car le taux de
mortalité dépasse le taux de croissance.
Utilisation des rotifères
Les rotifères sont des aliments vivants précieux pour la culture des larves de la plupart des
espèces de poissons (DEVAUCHELLE et GIRIN, 1973 ; ARIMORO, 2006). Ils possèdent des
quantités très élevé en acides gras hautement insaturés eicosapentaénoïque et decosahexaénoïque
(20: 5 n – 3 et 22: 6 n – 3 respectivement) essentiels à la survie des larves de poissons marins
durant les premiers jours de l’alimentation exogène (ESTHER et al. 1989 ; DHERT et al. 2001;
ARIMORO, 2006).
Leur taille correspond à la bouche de nombreuses espèces de larves de poissons (ROTHBARD,
1979 ; ARIMORO, 2006) avec une large gamme de tailles (120-250 µm) (ROTHBARD, 1979).
Leurs très petites tailles et leur motilité relativement lente, ont contribué à leur utilité en tant que
bonne proie pour les larves actives (GIRIN et PERSON-LE RUYET, 1977 ; MORETTI et al.
1999 ; ARIMORO, 2006 ; BRUNO & JEAN-CLAUDE, 2006 ; MARTÍNEZ SILVA, 2018).
Leur vitesse de nage lente et leur capacité de rester suspendu dans la colonne d’eau les rendent
