Généralités
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-l’espèce devrait être facile à échantillonner et assez résistante pour être amenée en
laboratoire afin de réaliser par exemple des études de décontamination.
Leur capacité d'adaptation aux variations qualitatives de l'environnement ainsi que la
grande diversité de leurs habitats et de leurs comportements rendent les poissons
particulièrement intéressants en tant que modèles pour les études (éco) toxicologiques.
Physiologiquement inféodés au milieu aquatique (respiration, osmorégulation, nutrition,
excrétion, reproduction), ils sont susceptibles de subir, au cours de leurs cycle de vie,
diverses agressions provenant du milieu environnant (Biagianti-Risbourg, 1990; GonyLemaire, 1990 ; Ramade, 2010).
Tout changement des caractéristiques physiques (salinité, température, pH), chimiques
(O₂, CO₂, produits toxiques, etc.) ou biotiques (alimentation, parasites, biotoxines, etc.)
provoque des perturbations fonctionnelles et structurales (tissulaires et cellulaires) au
niveau de divers organes des poissons (branchie, tégument, foie, rein, intestin, gonade).
Lorsque ceux-ci pénètrent dans les zones polluées (eau et sédiments), ils subissent un
stress dont deux des phases, la résistance et l'épuisement, définies par Selye (1950) puis
Wedemeyer et Goodyear (1984), peuvent être caractérisées à l'aide des techniques
histocytologiques (Biagianti-Risbourg, 1990; Gony-Lemaire, 1990 ; Ramade, 2007).
I.1.4.1 Intérêt du foie de poisson comme un modèle en écotoxicologie
Depuis plus d'une trentaine d'années, des perturbations hépatiques sont observables chez
les poissons sauvages dulçaquicoles et marins capturés dans divers milieux aquatiques
perturbés par l'action de l'homme (fleuves, étangs, lagunes, zones de pêche marginolittorales) (Lagadic et al., 1997).
L'histologie a permis de distinguer, chez ces poissons, sept grandes catégories
d'altérations (Tableau.1), la prévalence de ces atteintes augmente de façon très
significative dans les milieux aquatiques contaminés par diverses substances chimiques
(polychlorobiphényles, hydrocarbures, pesticides organochlorés, métaux lourds)
(Lagadic et al., 1997).
Chez les poissons, le foie intervient, comme chez les mammifères, dans de nombreuses
fonctions essentielles : digestion (synthèse et excrétion de bile), stockage des réserves
énergétiques (glycogène, lipides), excrétion (uréogenèse, ammoniogenèse),
reproduction (synthèse de la vitellogénine), détoxication (métabolisation oxydative de
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Mise en place d\'indicateurs écotoxicologiques pour la surveillance et l\'évaluation de la pollution marine (indice hépatique et gonadique des poissons): - 23/71

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