Conclusion générale
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La baisse du rendement relatif à cette station, pourrait être liée aux différents problèmes
techniques que peut rencontrer une station de dessalement, voir corrosion des systèmes de
tuyauteries et de pompage, colmatage des membranes par des particules colloïdales qui
peuvent diminuer de manière continue la performance de la productivité.
Le dessalement d’eau de mer gourmand en énergie et à l’origine de rejets polluants, n’est
donc pas une option de développement durable, même si son impact sur l’environnement
n’est pas évalué avec précision et qu’il n’existe pas d’études établies à long terme.
Il ne s’agit là que d’une alternative d’adaptation au changement climatique à laquelle on ne
devrait avoir recourt que lorsque toutes les autres possibilités « durables » ont déjà été
exploitées, en particulier l’utilisation rationnelle de l’eau et le recyclage des eaux usées qui à
capacité identique s’avère nettement moins cher que le dessalement d’eau de mer, avec une
consommation d’énergie deux fois moins importante, et qui devrait se limiter à la production
d’eau potable pour la consommation humaine.
Le procédé de désalinisation doit par ailleurs être amélioré par le développement de
nouvelles techniques de traitement utilisant moins de produits chimiques (microfiltration ou
nanofiltration).
Lorsque le dessalement s’avère être l’unique solution pour alimenter les populations en eau
douce, des études d’impacts précises doivent être menées sur site avant implantation de
l’usine, pour éviter toute perturbation du milieu et minimiser les conséquences négatives
pouvant porter atteinte aux écosystèmes marins locaux.
D’autre part, il est aussi important que les pouvoirs publics appliquent de manière stricte la
règlementation existante en matière de protection de l’environnement, et que les responsables
des stations veillent scrupuleusement au control de la qualité des produits rejetés.
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