Conclusion générale
61
Cette étude s’inscrit dans le cadre de la coopération Ecole-Entreprise. Elle vise à répondre
à une préoccupation de l’usine de dessalement de Fouka qui souffre d’une baisse de
rendement liée selon la station à la qualité de l’eau, notamment les TDS.
Les mesures effectuées révèlent que la qualité physico-chimique des eaux est conforme aux
normes, mise à part la température qui est relativement élevée au niveau des stations proches
du point de rejet, et qui a tendance à diminuer en allant vers le large.
Les résultats montrent également que les eaux du site sont très chargées en MES, ces
dernières proviennent principalement des apports des eaux de ruissellement ainsi que les eaux
agricoles et eaux usées résidentielles qui se déversent dans l’oued Mazafran et finissent en
mer. Les concentrations élevées en matières en suspension sont aussi issues de la saumure
rejetée directement par la station de dessalement dans le milieu marin.
En ce qui concerne l’oxygène dissous, la zone présente une faible oxygénation, cela pourrait
être dû à la dégradation de l’écosystème lors de la phase d’installation de la station de
dessalement et des rejets d’eaux polluées lors de la phase d’exploitation.
Les teneurs en TDS sont plus élevées en saison printanière qu’en saison hivernale, ce qui
peut être expliqué par le débit de pointe, qui correspond à la quantité maximale d’eau qui
s’écoule dans une période de temps précise (cas des effluents). En effet on suppose qu’on a
raté le débit de pointe lors de la première sortie (saison hivernale).
La distribution des TDS en surface et au fond est assez hétérogène. Au fond, les fortes
valeurs sont observées dans la partie Est de la station et dans les alentours du point de rejet
d’eau de la station, avec un minimum dans le point le plus proche de la station.
Cette hétérogénéité est sans doute liée à la présence des différentes sources de pollution
dans la zone et à la forme accidentée du littoral qui conditionne indirectement la diffusion de
la pollution en agissant localement sur la courantologie de la zone. Ce dernier facteur ne
favorise pas l’apport des solides dissous provenant de l’oued vers la station, et contribue à les
diriger vers le côté Est de la station.
Les teneurs en TDS sont donc plus au moins élevées dans la partie Est de la zone d’étude,
en raison des apports des solides dissous de l’oued Mazafran, des eaux de ruissellements, des
rejets industriels, ainsi que le lessivage des terres agricoles présentes dans la région.
Il est toutefois important de noter que les pipelines des prises d’eau se trouvent à proximité
de ceux des rejets, ce qui d’ailleurs génère une charge en TDS relativement identique aussi
bien dans les zones proches des rejets que dans celles proches des prises d’eau.
À la suite de ces observations, nous pouvons conclure que la baisse du rendement de la
station de Fouka marine, n’est probablement pas due à la charge en solides dissous dans l’eau
de mer brute entrante, du moment où le taux n’est pas très élevé en comparaison avec les
autres stations de dessalement en Algérie.
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Cette étude s’inscrit dans le cadre de la coopération Ecole-Entreprise. Elle vise à répondre
à une préoccupation de l’usine de dessalement de Fouka qui souffre d’une baisse de
rendement liée selon la station à la qualité de l’eau, notamment les TDS.
Les mesures effectuées révèlent que la qualité physico-chimique des eaux est conforme aux
normes, mise à part la température qui est relativement élevée au niveau des stations proches
du point de rejet, et qui a tendance à diminuer en allant vers le large.
Les résultats montrent également que les eaux du site sont très chargées en MES, ces
dernières proviennent principalement des apports des eaux de ruissellement ainsi que les eaux
agricoles et eaux usées résidentielles qui se déversent dans l’oued Mazafran et finissent en
mer. Les concentrations élevées en matières en suspension sont aussi issues de la saumure
rejetée directement par la station de dessalement dans le milieu marin.
En ce qui concerne l’oxygène dissous, la zone présente une faible oxygénation, cela pourrait
être dû à la dégradation de l’écosystème lors de la phase d’installation de la station de
dessalement et des rejets d’eaux polluées lors de la phase d’exploitation.
Les teneurs en TDS sont plus élevées en saison printanière qu’en saison hivernale, ce qui
peut être expliqué par le débit de pointe, qui correspond à la quantité maximale d’eau qui
s’écoule dans une période de temps précise (cas des effluents). En effet on suppose qu’on a
raté le débit de pointe lors de la première sortie (saison hivernale).
La distribution des TDS en surface et au fond est assez hétérogène. Au fond, les fortes
valeurs sont observées dans la partie Est de la station et dans les alentours du point de rejet
d’eau de la station, avec un minimum dans le point le plus proche de la station.
Cette hétérogénéité est sans doute liée à la présence des différentes sources de pollution
dans la zone et à la forme accidentée du littoral qui conditionne indirectement la diffusion de
la pollution en agissant localement sur la courantologie de la zone. Ce dernier facteur ne
favorise pas l’apport des solides dissous provenant de l’oued vers la station, et contribue à les
diriger vers le côté Est de la station.
Les teneurs en TDS sont donc plus au moins élevées dans la partie Est de la zone d’étude,
en raison des apports des solides dissous de l’oued Mazafran, des eaux de ruissellements, des
rejets industriels, ainsi que le lessivage des terres agricoles présentes dans la région.
Il est toutefois important de noter que les pipelines des prises d’eau se trouvent à proximité
de ceux des rejets, ce qui d’ailleurs génère une charge en TDS relativement identique aussi
bien dans les zones proches des rejets que dans celles proches des prises d’eau.
À la suite de ces observations, nous pouvons conclure que la baisse du rendement de la
station de Fouka marine, n’est probablement pas due à la charge en solides dissous dans l’eau
de mer brute entrante, du moment où le taux n’est pas très élevé en comparaison avec les
autres stations de dessalement en Algérie.
