Conclusion générale
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Conclusion générale
En Algérie, l'industrie pétrolière, notamment les opérations de forage, induisent de très
grandes quantités de rejets liquides et solides, le plus souvent stockés dans des mares. Ces
dernières sont considérées comme une source importante de pollution (principalement des
hydrocarbures et des métaux lourds), qui peut avoir des impacts néfastes sur le milieu naturel
(faune, flore, sol, eaux souterraines, etc.). De même, de grandes quantités de sédiments
contaminés (principalement par les hydrocarbures et des métaux lourds) sont générées chaque
année par les opérations de dragage pour maintenir les activités portuaires. La plupart d'entre
eux sont rejetés dans le système aquatique.
En raison de leurs effets négatifs sur la qualité de l'environnement, il est primordial de
trouver des solutions écologiques pour traiter ces sols contaminés. À cette fin, et connaissant
l'engagement de SONATRACH dans le traitement de ses bourbiers, le but de notre mémoire
était d'étudier les performances de la technique de désorption thermique dans la
décontamination des bourbiers tout en quantifiant leurs émissions de gaz à effet de serre afin
d'apporter une valeur ajoutée en aidant la SONATRACH dans le domaine de la quantification
et du reporting des gaz à effet de serre générés par ses activités.
Le travail réalisé dans le cadre de ce mémoire consiste à évaluer le processus de
désorption thermique suivant ces trois points principaux :
•
Etudier l'efficacité de ce processus dans l'élimination des contaminants
(hydrocarbures et métaux lourds) ;
•
Quantification des émissions de gaz à effet de serre en utilisant 02 méthodes de
calcul et réalisation d'un inventaire des GES ;
•
Etudier l’application éventuelle de ce procédé dans la décontamination des
sédiments de dragage qui contiennent le même type de polluants (hydrocarbures).
À partir des résultats obtenus nous avons constaté que le traitement par le procédé de
désorption thermique est très efficace pour l’élimination des hydrocarbures (~ 97% de
rendement), mais le problème dans ce type de traitement est l’augmentation considérable des
concentrations en métaux lourds après traitement.
Pour les émissions de gaz à effet de serre, les résultats de calcul par les deux méthodes
des quantités de CO2 émises de la source d’émission de l’unité (four rotatif) ont montré un écart
très faible entre les résultats obtenus par la méthode du « facteur d’émission » et ceux obtenus
par la méthode « bilan matière » (émission de 1 639,35 T/an). De ce fait, et à partir des données
disponibles, la méthode « facteur d’émission » présente des avantages indéniables quant à sa
rapidité, sa commodité et sa facilité d’utilisation. La comparaison de ses émissions avec celles
d'une autre installation de la SONATRACH a permis de conclure que les émissions de
désorption thermique sont proportionnelles à sa capacité thermique et qu'elle ne présente donc
pas un risque élevé de pollution atmosphérique.
En ce qui concerne l’application de ce procédé dans la décontamination des sédiments
de dragage, le pourcentage plus élevé d'argile, de vase et d'eau dans les sédiments dragués sont
des facteurs limitants la performance du traitement. Les concentrations variables de polluants
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