Partie I
Partie bibliographique
13
On invoquait ainsi l’influence de la sédimentation après adsorption des cellules sur le
matériel particulaire, l’activité létale de la salinité, des métaux lourds, de la carence en
éléments nutritifs, de la lumière et le rôle antagoniste de nombreux éléments biologiques
propres aux eaux usées ou au milieu marin : micro- et macro prédateurs et substances
antibactériennes produites par les algues, le phytoplancton ou les bactéries et les levures.
Bien qu’un important effort de synthèse ait été fait sur ce thème, aucun consensus
véritable n’est apparu quant à l’efficacité de l’un ou l’autre de ces facteurs dans les conditions
naturelles. (GAUTHIER et PIETRI, 1989).
3.1 Facteurs influant sur la teneur microbienne globale
3.1.1 Facteurs physico-chimiques
3.1.1.1 La dilution : elle intervient immédiatement après le rejet. Elle est favorisée par le
mélange des eaux : courants, turbulence et action des marées. On estime que 90 à 99% des
bactéries d’égout sont détruites après 48 heures de suspension dans l’eau de mer et que leur
nombre décroit avec la distance beaucoup plus rapidement que l’on pourrait s’y attendre du
fait de la simple dilution (MAURIN, 1974).
3.1.1.2 L’adsorption : c’est la fixation des polluants sur toutes les particules organiques
ou minérales en suspension dans le milieu aquatique. C’est un phénomène bien connu par
lequel les microbes s’accrochent à des corpuscules dont ils suivent le sort ; l’adsorption
contribue donc à un isolement des germes et à une efficace dissociation de la charge
polluante, car elle peut atteindre 90 à 95% des bactéries et des virus (WOOD et col, 1967 in
BRISOU et DENIS, 1978).
3.1.1.3 La sédimentation : directe ou indirecte (après adsorption), elle détermine la
disparition momentanée des microbes. Cette disparition peut être provisoire, car il peut y
avoir remise en suspension des sédiments et des bactéries. Très efficace en eaux calmes, elle
se trouve amoindrie par la turbulence du milieu (MAURIN, 1974. WILKINSON et al, 1995).
3.1.1.4 La lumière : elle intervient sur la dispersion (dilution, adsorption, sédimentation)
dans le sens où elle conditionne les mouvements verticaux et horizontaux des masses
planctoniques. Une action bactéricide directe de la lumière ultraviolette est en principe
admise, mais est très modeste (BRISOU et DENIS, 1978) ; car son action ne dépasse pas une
profondeur de 0.05m à 0.20m selon la turbidité (MAURIN, 1974).
3.1.1.5 La température de l’eau : la décroissance des bactéries augmente avec la
température de l’eau. Ainsi, en période estivale, celle-ci est un des facteurs majeurs de
l’épuration microbienne (MANCINI, 1978 ; FLINT, 1987).
3.1.1.6 Variations de pH : au plan microbiologique, les fluctuations naturelles de pH
n’interviennent pratiquement pas. Par contre elles jouent un rôle dans les mouvements de
masses planctoniques (BRISOU et DENIS, 1978).
3.1.1.7 La salinité : les fortes variations de salinité d’un milieu à l’autre, ont tendance à
empêcher l’accoutumance des bactéries allochtones à leur nouveau milieu, ce qui conduit à la
décroissance de leur nombre (MAURIN, 1974).
Partie bibliographique
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On invoquait ainsi l’influence de la sédimentation après adsorption des cellules sur le
matériel particulaire, l’activité létale de la salinité, des métaux lourds, de la carence en
éléments nutritifs, de la lumière et le rôle antagoniste de nombreux éléments biologiques
propres aux eaux usées ou au milieu marin : micro- et macro prédateurs et substances
antibactériennes produites par les algues, le phytoplancton ou les bactéries et les levures.
Bien qu’un important effort de synthèse ait été fait sur ce thème, aucun consensus
véritable n’est apparu quant à l’efficacité de l’un ou l’autre de ces facteurs dans les conditions
naturelles. (GAUTHIER et PIETRI, 1989).
3.1 Facteurs influant sur la teneur microbienne globale
3.1.1 Facteurs physico-chimiques
3.1.1.1 La dilution : elle intervient immédiatement après le rejet. Elle est favorisée par le
mélange des eaux : courants, turbulence et action des marées. On estime que 90 à 99% des
bactéries d’égout sont détruites après 48 heures de suspension dans l’eau de mer et que leur
nombre décroit avec la distance beaucoup plus rapidement que l’on pourrait s’y attendre du
fait de la simple dilution (MAURIN, 1974).
3.1.1.2 L’adsorption : c’est la fixation des polluants sur toutes les particules organiques
ou minérales en suspension dans le milieu aquatique. C’est un phénomène bien connu par
lequel les microbes s’accrochent à des corpuscules dont ils suivent le sort ; l’adsorption
contribue donc à un isolement des germes et à une efficace dissociation de la charge
polluante, car elle peut atteindre 90 à 95% des bactéries et des virus (WOOD et col, 1967 in
BRISOU et DENIS, 1978).
3.1.1.3 La sédimentation : directe ou indirecte (après adsorption), elle détermine la
disparition momentanée des microbes. Cette disparition peut être provisoire, car il peut y
avoir remise en suspension des sédiments et des bactéries. Très efficace en eaux calmes, elle
se trouve amoindrie par la turbulence du milieu (MAURIN, 1974. WILKINSON et al, 1995).
3.1.1.4 La lumière : elle intervient sur la dispersion (dilution, adsorption, sédimentation)
dans le sens où elle conditionne les mouvements verticaux et horizontaux des masses
planctoniques. Une action bactéricide directe de la lumière ultraviolette est en principe
admise, mais est très modeste (BRISOU et DENIS, 1978) ; car son action ne dépasse pas une
profondeur de 0.05m à 0.20m selon la turbidité (MAURIN, 1974).
3.1.1.5 La température de l’eau : la décroissance des bactéries augmente avec la
température de l’eau. Ainsi, en période estivale, celle-ci est un des facteurs majeurs de
l’épuration microbienne (MANCINI, 1978 ; FLINT, 1987).
3.1.1.6 Variations de pH : au plan microbiologique, les fluctuations naturelles de pH
n’interviennent pratiquement pas. Par contre elles jouent un rôle dans les mouvements de
masses planctoniques (BRISOU et DENIS, 1978).
3.1.1.7 La salinité : les fortes variations de salinité d’un milieu à l’autre, ont tendance à
empêcher l’accoutumance des bactéries allochtones à leur nouveau milieu, ce qui conduit à la
décroissance de leur nombre (MAURIN, 1974).
