CHAPITRE II
Présentation de sites d’étude et méthodologie
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africaines est appelée « courant algérien ». Il est défini comme une veine d’eau de surface près
du méridien 0°, avec les caractéristiques suivantes : une largeur de l’ordre 50 Km, une
profondeur maximum de l’ordre de 150 m, une vitesse maximale supérieure à 50 cm/s.
(Benzohra, 1993).
Le courant algérien, contrairement à ce qui était largement admis, serait un courant turbulent
qui se déplacerait d’Ouest en Est en tourbillons croissants (Millot, 1987). Ce courant peut avoir
une influence dans le cas d’une immersion de produits de dragage.
La côte algérienne est caractérisée par ces deux couches d’eaux superposées, l’eau Atlantique
modifiée et l’eau méditerranéenne. En effet, l’eau Atlantique pénètre dans la mer d’Alboran où
ses caractéristiques initiales commencent à s’altérer, donnant ainsi naissance à l’eau atlantique
modifiée (Benzohra, 1993). Ce même auteur signale cette eau dans le bassin algérien où elle se
reconnaît dans une couche superficielle de 150 m d’épaisseur, avec une température de 15 à
23°C en surface et de 13,5 à 14°C en profondeur et de salinités allant de 36,5 à 38 ‰.
Le long des côtes algériennes, l’eau Atlantique modifiée décrit un écoulement plus ou moins
stable avant de se diviser en deux branches. Dans le bassin algérien, l’eau Atlantique modifiée
pénétrerait (Millot, 1987 ; Millot, 1993 et Benzohra, 1993) sous forme d’une veine de courant
étroite qui donne naissance à des méandres et tourbillons côtier associés à des upwellings. Ces
derniers favoriseraient une forte productivité biologique et par conséquent, augmentation des
capacités trophiques du milieu.
Figure 9 : Bilan des courants dans la baie d’Alger. (LEM, 1998)
La baie d’Alger est caractérisée par la même circulation que le bassin algérien.
D’une façon générale, l’hydrologie de la baie est caractéristique des eaux atlantiques dont la
circulation varie en fonction du régime des vents. La baie largement ouverte à l’Ouest reçoit les
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Caractérisation des biocenoces benthiques des côtes Algériennes: évolution et suivi - 29/126

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