CHAPITRE II
Présentation de sites d’étude et méthodologie
16
courant sont fonction de l’amplitude, de l’incidence de la houle par rapport à la côte, de la
topographie de la plage sous-marine et de la granulométrie des sédiments (Millot, 1989).
Dans le cas général de houles de petites et moyennes amplitudes, les courants ne sont notables
que dans les zones de déferlement et n’affectent donc que le triage des sables et des graviers de
la frange littorale (fond à -10 m). Ils assurent le transport latéral par dérive littorale et la
dispersion. Par contre les houles de fortes amplitudes pourraient agir jusqu’à des fonds de -40
m à -60 m (Houma-Bachari, 2009).
1.2.3. Les courants
L’origine du courant Algérien, qui vient coller les côtes maghrébines à environ 0° de longitude,
provient des eaux atlantiques qui pénètrent à travers le détroit de Gibraltar (Taupier-Letage,
1988). Ce courant, allant d’ouest en est, provoque des remontées d’eau importantes à cause de
ses tourbillons anticycloniques qui atteignent un diamètre de 100 à 200 km (même plus) avec
des courants mobilisant une couche qui peut aller jusqu’à 200 m de profondeur, phénomène qui
se produit plusieurs fois par an sur une grande partie du bassin Algérien (Millot et TaupierLetage, 2005). Les remontées d’eau, ou upwellings, provoqués soutiennent une remarquable
richesse biologique à cause de la remise en suspension des nutriments du fond (Collignon,
1991).
Figure 8 : Circulation des eaux superficielles dans la méditerranée (Millot et Taupier-Letage,
2005 ; modifiée)
Les courants induits par la houle au large ou à la côte, sont à peu près les seuls à agir de façon
active sur la sédimentation actuelle (Caulet, 1972). La circulation d’un courant le long des côtes
Présentation de sites d’étude et méthodologie
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courant sont fonction de l’amplitude, de l’incidence de la houle par rapport à la côte, de la
topographie de la plage sous-marine et de la granulométrie des sédiments (Millot, 1989).
Dans le cas général de houles de petites et moyennes amplitudes, les courants ne sont notables
que dans les zones de déferlement et n’affectent donc que le triage des sables et des graviers de
la frange littorale (fond à -10 m). Ils assurent le transport latéral par dérive littorale et la
dispersion. Par contre les houles de fortes amplitudes pourraient agir jusqu’à des fonds de -40
m à -60 m (Houma-Bachari, 2009).
1.2.3. Les courants
L’origine du courant Algérien, qui vient coller les côtes maghrébines à environ 0° de longitude,
provient des eaux atlantiques qui pénètrent à travers le détroit de Gibraltar (Taupier-Letage,
1988). Ce courant, allant d’ouest en est, provoque des remontées d’eau importantes à cause de
ses tourbillons anticycloniques qui atteignent un diamètre de 100 à 200 km (même plus) avec
des courants mobilisant une couche qui peut aller jusqu’à 200 m de profondeur, phénomène qui
se produit plusieurs fois par an sur une grande partie du bassin Algérien (Millot et TaupierLetage, 2005). Les remontées d’eau, ou upwellings, provoqués soutiennent une remarquable
richesse biologique à cause de la remise en suspension des nutriments du fond (Collignon,
1991).
Figure 8 : Circulation des eaux superficielles dans la méditerranée (Millot et Taupier-Letage,
2005 ; modifiée)
Les courants induits par la houle au large ou à la côte, sont à peu près les seuls à agir de façon
active sur la sédimentation actuelle (Caulet, 1972). La circulation d’un courant le long des côtes
