CHAPITRE I
Généralités
7
- IP d’ordre 1 (IP1) : Capitella capitata et Malacoceros (Scolelepis) fuliginosus ; elles sont
beaucoup plus résistantes et peuvent subsister soit ensemble soit séparément en fonction du
siège de la pollution (eau, sédiment)
- IP d’ordre 2 (IP2) : Cirriformis (Audouinia) tentaculata, Cardium exigum, Nereis caudata,
Polydora antennata et Staurocaphalus (Dorvillea) rudolphii ; ces espèces résistent assez mal à
une trop forte pollution comme l’ont signalée Nodot et al. (1984).
4. Structure trophique
Les organismes benthiques sont capables de trouver leur source de nourriture dans trois
principaux types d’environnement :
le sédiment,
à l’interface eau-sédiment,
la colonne d’eau au-dessus du sédiment (Ponsero et Sturbois, 2012).
L’étude de la diversité fonctionnelle est basée sur la reconnaissance préalable des groupes
trophiques des différents taxons rencontrés. Chaque groupe trophique est identifié sur la base
du comportement et des habitudes alimentaires (Chaouti et Bayed, 2011).
Les habitudes alimentaires de la macrofaune benthique doivent être considérées car les
associations entre espèces se font en fonction non seulement des facteurs abiotiques mais aussi
des facteurs biotiques (association, compétition, …) (Rebzani-Zahaf, 2003).
Rebzani-Zahaf, (2003) a classé les espèces selon les groupes trophiques suivant :
4.1.Les suspensivores / filtreurs
Ils filtrent le matériel en suspension. Les particules nutritives en suspension sont capturées dans
la colonne d’eau ; les organismes déploient leurs appendices ou forment des gangues
muqueuses sur lesquelles viennent se déposer les particules transportées par les courants. Ils
aspirent l’eau qu’ils dirigent vers des appareils de filtrage pour en récupérer les particules
nutritives. Il s’agit par exemple de Corbula gibba, Venerupis aurea et Venerupis decussatus.
4.2.Les dépositivores de surface
Ces organismes se nourrissent à l’interface eau-sédiment en collectant les particules organiques
déposées. Ces particules nutritives sont capturées après qu’elles se seraient déposées à la surface
du sédiment. Tous les mouvements du corps sont impliqués dans la capture de la nourriture et
les organismes sont alors généralement mobiles ; ces espèces combinent des déplacements aussi
bien dans la colonne d’eau (nage) que dans le sédiment (labourage, fouissage) pour augmenter
leur chance d’accéder à de nouvelles ressources nutritives ; nous citerons quelques espèces
comme Malacoceros fuliginosus, Melina palmata, Pariambus typicus, Phtisica marina.
4.3.Les dépositivores de subsurface
Ce sont des organismes qui vivent dans des sédiments dégradés et se nourrissent plus ou moins
de matériels divers (matière organique dissoute, utilisation de méthane, débris végétaux,
Généralités
7
- IP d’ordre 1 (IP1) : Capitella capitata et Malacoceros (Scolelepis) fuliginosus ; elles sont
beaucoup plus résistantes et peuvent subsister soit ensemble soit séparément en fonction du
siège de la pollution (eau, sédiment)
- IP d’ordre 2 (IP2) : Cirriformis (Audouinia) tentaculata, Cardium exigum, Nereis caudata,
Polydora antennata et Staurocaphalus (Dorvillea) rudolphii ; ces espèces résistent assez mal à
une trop forte pollution comme l’ont signalée Nodot et al. (1984).
4. Structure trophique
Les organismes benthiques sont capables de trouver leur source de nourriture dans trois
principaux types d’environnement :
le sédiment,
à l’interface eau-sédiment,
la colonne d’eau au-dessus du sédiment (Ponsero et Sturbois, 2012).
L’étude de la diversité fonctionnelle est basée sur la reconnaissance préalable des groupes
trophiques des différents taxons rencontrés. Chaque groupe trophique est identifié sur la base
du comportement et des habitudes alimentaires (Chaouti et Bayed, 2011).
Les habitudes alimentaires de la macrofaune benthique doivent être considérées car les
associations entre espèces se font en fonction non seulement des facteurs abiotiques mais aussi
des facteurs biotiques (association, compétition, …) (Rebzani-Zahaf, 2003).
Rebzani-Zahaf, (2003) a classé les espèces selon les groupes trophiques suivant :
4.1.Les suspensivores / filtreurs
Ils filtrent le matériel en suspension. Les particules nutritives en suspension sont capturées dans
la colonne d’eau ; les organismes déploient leurs appendices ou forment des gangues
muqueuses sur lesquelles viennent se déposer les particules transportées par les courants. Ils
aspirent l’eau qu’ils dirigent vers des appareils de filtrage pour en récupérer les particules
nutritives. Il s’agit par exemple de Corbula gibba, Venerupis aurea et Venerupis decussatus.
4.2.Les dépositivores de surface
Ces organismes se nourrissent à l’interface eau-sédiment en collectant les particules organiques
déposées. Ces particules nutritives sont capturées après qu’elles se seraient déposées à la surface
du sédiment. Tous les mouvements du corps sont impliqués dans la capture de la nourriture et
les organismes sont alors généralement mobiles ; ces espèces combinent des déplacements aussi
bien dans la colonne d’eau (nage) que dans le sédiment (labourage, fouissage) pour augmenter
leur chance d’accéder à de nouvelles ressources nutritives ; nous citerons quelques espèces
comme Malacoceros fuliginosus, Melina palmata, Pariambus typicus, Phtisica marina.
4.3.Les dépositivores de subsurface
Ce sont des organismes qui vivent dans des sédiments dégradés et se nourrissent plus ou moins
de matériels divers (matière organique dissoute, utilisation de méthane, débris végétaux,
