Chapitre I : Données générales et Méthodes d’étude
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chalutière dont elle subit la pression. L’évaluation multispécifque doit combiner toutes les espèces
associées pour l’estimation correcte des MSY et MSE.
L’évaluation d’une opération de pêche monoflottille-mixte (ou multispécifique) reposant sur des
données de fréquences de longueur, (Sparre et Venema, 1996) procède de la manière suivante :
• Étape 1 : procéder à une analyse de cohorte fondée sur la longueur (Jones, 1983) pour
chaque espèce prise séparément. Cette méthode fournit les données d’entrée (mortalité par
pêche par classe de longueur, facteur de mortalité naturelle HL, poids moyen Wi, effectifs
revenant à la première classe de longueur ou effectif initial) à l’analyse de production de
l’étape suivante.
• Étape 2 : procéder séparément à une analyse de production fondée sur la longueur du type
Thompson et Bell (1938) pour chaque espèce ; utiliser le même facteur F à chaque
prédiction. On obtient ainsi la production, la biomasse, la valeur marchande pour chacune
des espèces.
• Étape 3 : additionner la production, la biomasse et la valeur marchande de chaque espèce et
pour chaque facteur de F ; utiliser la somme des valeurs pour déterminer le niveau d’effort
optimum. La méthode repose sur l’hypothèse que lorsqu’on accroît la mortalité par pêche F
de l’une des espèces, la mortalité par pêche F subie par les autres espèces se trouvera
automatiquement accrue du même pourcentage.
2.4.5. Approche multispécifique avec changement de maillage
La forme de la maille (losange, carrée…) et sa taille sont un outil de réglementation et de gestion
dont usent les organismes de gestion des ressources halieutiques pour réguler la rétention des
poissons dans les engins de pêche. En Méditerranée, la nappe du cul-de-chalut est composée de très
petites mailles, (environ 14 – 16mm entre deux noeuds) ce qui augmente les probabilités de
captures de presque tous les poissons, essentiellement les juvéniles (Stergiou et al., 1997 ; Ragonese
et al., 2001). Le biologiste des pêches doit prédire les résultats d’une modification du maillage tout
en prenant en considération l’aspect multispécifique des pêcheries méditerranéennes.
La modification de la grandeur de maille va entrainer un changement de sélectivité : on se sert
d’une situation présente pour prédire une situation nouvelle. On peut connaitre les L50% et L75%
correspondant aux engins utilisés. On peut calculer une nouvelle courbe de sélection pour les
nouvelles valeurs de ces paramètres (Sparre et Venema, 1996).
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chalutière dont elle subit la pression. L’évaluation multispécifque doit combiner toutes les espèces
associées pour l’estimation correcte des MSY et MSE.
L’évaluation d’une opération de pêche monoflottille-mixte (ou multispécifique) reposant sur des
données de fréquences de longueur, (Sparre et Venema, 1996) procède de la manière suivante :
• Étape 1 : procéder à une analyse de cohorte fondée sur la longueur (Jones, 1983) pour
chaque espèce prise séparément. Cette méthode fournit les données d’entrée (mortalité par
pêche par classe de longueur, facteur de mortalité naturelle HL, poids moyen Wi, effectifs
revenant à la première classe de longueur ou effectif initial) à l’analyse de production de
l’étape suivante.
• Étape 2 : procéder séparément à une analyse de production fondée sur la longueur du type
Thompson et Bell (1938) pour chaque espèce ; utiliser le même facteur F à chaque
prédiction. On obtient ainsi la production, la biomasse, la valeur marchande pour chacune
des espèces.
• Étape 3 : additionner la production, la biomasse et la valeur marchande de chaque espèce et
pour chaque facteur de F ; utiliser la somme des valeurs pour déterminer le niveau d’effort
optimum. La méthode repose sur l’hypothèse que lorsqu’on accroît la mortalité par pêche F
de l’une des espèces, la mortalité par pêche F subie par les autres espèces se trouvera
automatiquement accrue du même pourcentage.
2.4.5. Approche multispécifique avec changement de maillage
La forme de la maille (losange, carrée…) et sa taille sont un outil de réglementation et de gestion
dont usent les organismes de gestion des ressources halieutiques pour réguler la rétention des
poissons dans les engins de pêche. En Méditerranée, la nappe du cul-de-chalut est composée de très
petites mailles, (environ 14 – 16mm entre deux noeuds) ce qui augmente les probabilités de
captures de presque tous les poissons, essentiellement les juvéniles (Stergiou et al., 1997 ; Ragonese
et al., 2001). Le biologiste des pêches doit prédire les résultats d’une modification du maillage tout
en prenant en considération l’aspect multispécifique des pêcheries méditerranéennes.
La modification de la grandeur de maille va entrainer un changement de sélectivité : on se sert
d’une situation présente pour prédire une situation nouvelle. On peut connaitre les L50% et L75%
correspondant aux engins utilisés. On peut calculer une nouvelle courbe de sélection pour les
nouvelles valeurs de ces paramètres (Sparre et Venema, 1996).
