Chapitre I : Données générales et Méthodes d’étude
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2.2. Structure des populations
On entend par structure des populations, l’étude des paramètres suivants : nombre de vertèbres,
nombre de branchiospines, nombre de rayons des différentes nageoires (caractères méristiques) ; la
répartition des sexes (sex-ratio) ; les caractères biométriques. Tous ces critères sont supposés être
typiques d’une population dans une région donnée.
2.2.1. Caractères méristiques
Les changements de température ont pour effet de modifier le métabolisme du poisson et de
changer certains de ses caractères. Cette influence de facteurs répartis régionalement, engendre
l’apparition de particularités locales chez une même espèce, d’où le recours à l’étude de la
significativité de ces variations pour identifier les races d’une espèce de poisson.
Tous les critères de différenciation de races au sein d’une espèce définissent la notion de caractères
méristiques. Le terme race est utilisé par les systématiciens et les gestionnaires de pêche et possède
des synonymes tel que : populations, groupements locaux et unité de stocks (Hemida, 1987).
Shmidt (1921) a noté que la dissemblance des caractères sous l’influence du milieu ne se fait pas
forcément dans le même sens, pour exemple l’augmentation du nombre de vertèbres peut
s’accompagner par une diminution du nombre de rayons de la nageoire pectorale.
Pour l’étude des structures des populations de Dentex maroccanus dans les deux régions de la côte
algérienne et en comparaison avec une population de la région Nord-Ouest africaine (Mauritanie),
trois caractères ont été utilisés non seulement pour compléter la détermination de l’espèce, mais
aussi pour différencier les races : le nombre de vertèbres ; le nombre de rayons de toutes les
nageoires et le nombre de branchiospines du premier arc branchial.
Le nombre de vertèbres dans la colonne serait déterminé par la température locale durant les huit ou
quatorze jours qui suivent l’éclosion (Rollefsen, 1940 in Letaconnoux, 1954). Shmidt (1917) a
rattaché les variations de la moyenne vertébrale à la variation de la température : quand celle-ci
décroit, le nombre de vertèbres augmente. C’est ainsi que peuvent se regrouper dans les secteurs
adjacents d’une aire déterminée différentes races appartenant à une même espèce.
Le nombre moyen de branchiospines, chez les individus de même taille d’une espèce de poissons,
varie d’une région à une autre, d’où leur considération comme caractères distinctifs entre les races
(Rossignol, 1959).
Les différentes nageoires, constituent de par leur position, leur nombre, la forme et la disposition
des rayons, un vigoureux critère d’identification des espèces Shmidt(1921). Le nombre de rayons
durs et de rayons amorphes chez des individus d’une espèce, provenant de régions divergentes, peut
renseigner sur l’existence de races distinctes.
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