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En absence des données de vagues sur la côte, les valeurs annuelles moyennes de la
hauteur des houles au large ont été extraites à partir des données du site d’observation
océanographique (www.climatewave.com) durant la période de 1992 à 2016.
La simulation de la hauteur moyenne des vagues a été effectuée à l'aide du modèle
numérique Mike 21 développé par DHI, qui simule la réfraction de la houle du large vers la
côte, pour donner à la fin les valeurs des hauteurs des vagues près de la côte. La méthodologie
est expliquée dans la partie 3 du chapitre 8.
IX.1.3. Évaluation de la vulnérabilité socio-économique
Les zones côtières sont des milieux très complexes et dynamiques, en particulier en
tenant compte des composantes : physique, environnementale et socio-économique. Cette
particularité faite de ces zones, des espaces profondément vulnérables (Denner et al. 2015).
Sur le plan socio-économique, les zones côtières montrent souvent d'autres spécificités
: a) une forte densité de population, qui peut exercer une pression sur l'environnement côtier ;
b) Un taux de tourisme élevé durant les saisons estivales ; c) Une urbanisation le long du
littoral (Lins-de-Barros 2017), à cet effet l’intégration de la composante socio-économique
dans l’analyse de la vulnérabilité côtière vis-à-vis à l’élévation du niveau de la mer est un
ajout incontournable pour l’identification des zones les plus vulnérables (Domínguez et al.
2005; McLaughlin et al. 2002). Il existe plusieurs méthodes d’évaluation de la vulnérabilité
socio-économique ; pour notre étude nous avons opté la méthode de (McLaughlin and
Cooper 2010) . Le nombre des variables incluses dans cet indice est six variables, elles sont
classées de 1 à 5 selon le degré de vulnérabilité (Tab IX.2).
Les six variables utilisées sont : la population, le patrimoine culturel, les routes, les
voies ferrées, l’occupation des sols et enfin la désignation de conservation.
IX.1.1.7. La population
La population joue un rôle très important dans l’évaluation de la vulnérabilité socioéconomique. Elle peut exercer une pression sur la zone côtière, car les zones à forte densité de
population sont caractérisées souvent par un taux d'érosion plus élevé (Hegde and Reju
2007).
De point de vue de vulnérabilité, une côte fréquentée et plus peuplée est plus sujette aux
risques liés à la submersion marine et l’érosion côtière par rapport à une côte moins
fréquentée et moins peuplée (Tab IX.2). Les données démographiques de notre zone d’étude
ont été recueillies auprès de L'Office National des Statistiques ONS, et le Plan directeur
d’Aménagement et d’urbanisme (PDAU) de la zone d’étude.
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