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IX. Evaluation de la vulnérabilité côtière de la baie de Zemmouri
IX.1. Méthodologie d’évaluation la vulnérabilité côtière à l’Elévation du Niveau de la
Mer
IX.1.1. Introduction
Les zones côtières présentent toujours un grand intérêt dans le monde entier.
Aujourd’hui, les écosystèmes littoraux sont exposés à une pression continue due aux facteurs
anthropiques et naturels (Amuzu et al. 2018). Plusieurs indices témoignent de la pression
exercée sur ces écosystèmes ; nous citons : l’augmentation de la température atmosphérique
mondiale d’environ 0,6°C (Bernstein et al. 2008), la variation des régimes de précipitations;
l'intensité croissante des tempêtes, et l'élévation du niveau de la mer de 10 à 20 cm (Team et
al. 2014). Ce dernier considéré comme la préoccupation majeure de la zone côtière est dû
principalement à la dilatation thermique (due au réchauffement des océans), la fonte des
glaces, et une diminution du stockage de l'eau liquide sur terre. Selon (Bernstein et al. 2008),
à la fin du XXe siècle, les superficies marines et océaniques de la planète devraient augmenter
de 59 cm d'ici 2100.
À cet effet, les zones côtières fortement urbanisées sont très vulnérables à plusieurs
aléas climatiques tels que : les inondations, la submersion marine, l’érosion côtière, l’intrusion
saline et le glissement de terrain (Hadef and Labii 2017). Dans ce contexte, l’évaluation de la
vulnérabilité des zones côtières s’avère indispensable pour une gestion intégrée des zones
côtières (Yin et al. 2012).
Le littoral algérien n’échappe pas des effets du changement climatique, notamment
l’élévation du niveau de la mer. En revanche, il est marqué par une forte anthropisation ; de
sorte que cette région a connu de nombreux dysfonctionnements comme l'utilisation excessive
des sols, l'érosion côtière et la pollution industrielle. (Hichour and Essamoud 2011).
Plusieurs méthodologies ont été élaborées pour analyser et évaluer la vulnérabilité
côtière vis-à-vis à l’élévation du niveau de la mer ; l'une des méthodes les plus adaptées c’est
l’indice de vulnérabilité côtier (CVI) qui est le plus souvent utilisé notamment pour sa
simplicité (Gornitz et al. 1994) pour évaluer la vulnérabilité des zones côtières à l’élévation
du niveau de la mer.
La présente étude vise à fournir une analyse de la vulnérabilité le long de la côte de
Zemmouri. Afin de cartographier les zones côtières touchées par l’érosion et la submersion
marine, et déterminer le degré de vulnérabilité des communes de la baie de Zemmouri.
Sur un linéaire côtier de plusieurs dizaines de kilomètres (entre Cap Djinet à l’Est et Cap
Matifou à l’Ouest), il a été nécessaire de déterminer une méthode d’analyse de la vulnérabilité
côtière face aux phénomènes de submersion marine et d’érosion côtière. À cet effet, nous
avons choisi l’indice de vulnérabilité côtier (CVI) qui est le plus généralement utilisé
particulièrement pour sa simplicité et sa pertinence (Gornitz et al. 1991).
IX.1.2. Calcul de la vulnérabilité physique
la méthode que nous avons utilisé pour évaluer la vulnérabilité physique côtière vis-àvis au changement climatique est de (Gornitz et al. 1994), cette méthode a été modifiée par
(Hammar-Klose and Thieler 2001a). Ces modifications touchent particulièrement le nombre
et le type des variables utilisées.
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