Chapitre III
Résultats et Discussion
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pour les dernières semaines de mois de Mars, et de mois d’Avril ; où on a constaté une
diminution de la densité moyenne des espèces phytoplanctoniques.
L’augmentation des effectifs des diatomées, qui ont atteint une densité maximale de
155.58*10 3 cellules/l durant la période printanière, peut être expliquée par l’élévation de la
température, ainsi que par l’intensité lumineuse suffisante pour le développement des
populations phytoplanctoniques appartenant à cette classe durant cette saison. Selon Daly
Yahia-Kéfi (1998), Montagnes et Fanklin (2001), la croissance des Diatomées est corrélée
positivement avec la température et l’intensité d’éclairement. D’après Loyer (2001) en fin
d’hiver et au printemps, le déclenchement de la floraison phytoplanctonique est lié à la mise
en place de la stratification haline puis thermique et à l’augmentation du rayonnement solaire.
En général ce bloom est dominé par les diatomées qui sont les espèces les plus opportunistes
dans les milieux eutrophies. (Chaetoceros pour la présente étude).
La classe des Dinoflagellés typiquement marine (Tolomio et al., 1999), est moins
abondante. Cependant durant le mois de Février et le mois de Juin, de légères augmentations
sont enregistrées dans les trois stations échantillonnées, une densité maximale de 16893
cellules/l est enregistrée. Ceci reflète des conditions défavorables, notamment des
concentrations plus au moins élevées en ortho-phosphates, ainsi qu’un pH légèrement alcalin.
D’après Cossa et Lassus (1989), du fait de leur possibilité de déplacement, les dinoflagellés
peuvent utiliser les sels nutritifs dans la colonne d’eau même lorsque les concentrations sont
faibles, cependant, en dépit de leur phototactisme positif, les péridiniens sont gênés par
l’instabilité et le brassage.
Il est à noter que de nombreuses espèces de Diatomées présentent un cycle de
développement saisonnier, qui peut coïncider avec les périodes hivernale et printanière durant
lesquelles les eaux sont généralement plus riches en nutriments (Vila et Maso, 2005). A
l’inverse, la majorité des Dinoflagellés préfèrent des eaux plus pauvres en nutriments et se
développent principalement en été.
D’une manière générale, les résultats d’identification et de dénombrement des espèces
phytoplanctoniques recensées durant toute la période des prélèvements réalisés au niveau des
trois stations échantillonnées, sont caractéristiques du bassin Méditerranéen, ils peuvent être
comparables avec ceux signalés par Daly Yahia-Kéfi (1998), au niveau des côtes
Tunisiennes, et ceux notés par Benlahcen (2012) au niveau des côtes marocaines. Comme ils
présentent une similitude avec ceux observés par Illoul (2012), au niveau de la Baie d’Alger,
et à avec ceux de Frehi et al. (1995), au niveau de la Baie de Annaba, mais avec des
proportions différentes ; cette différence quantitative peut être expliquée par le nombre
d’échantillons réalisés dans chaque étude, et probablement, par les conditions
météorologiques du milieu, comme elle peut être due à la différence des méthodes
d’échantillonnage et de dénombrement.
Les travaux réalisés dans la baie d'Alger par différents auteurs tels que : [(Kruger,
1950 ; 1954 ; Tellaî, 1964 ; Pincemin, 1966 et Lalami-Taleb, 1971) in Illoul (1991)] ont
montré que malgré l'importante disponibilité des réserves nutritives, les eaux
méditerranéennes en général et algériennes en particulier, demeurent des eaux relativement
pauvres en phytoplancton.
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