Chapitre I
Synthèse Bibliographique
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Les dinoflagellés sont habituellement classés en deux groupes :
A) les péridiniales cuirassés avec des plaques ou thèques cellulosiques (enveloppes
servant de protection) et regroupent des formes représentés par les genres Gonyaulax ,
Peridinium ; possédant une thèque avec des expansions de petite taille et le genre Néoceratium,
dont la thèque cellulosique est épaisse et munie généralement de trois cornes de grande taille,
une apicale et deux postérieures : Néoceratium furca et Néoceratium fusus.
B) Les dinoflagellés nus dont les Gymnodiniales qui sont riches de plus de 200 espèces
et dotées d’une enveloppe fragile de nature cellulosique (Quéguiner, 2009). Ces dinoflagellés
présentent une thèque sans tabulation mais à sillon bien marquée. Les Gymnodiniacées
renferment des espèces nuisibles pour les niveaux supérieurs à savoir les poissons, nous
pouvons citer comme exemple Noctiluca miliaris, une Gymnodiniale luminescente se
développant dans les écosystèmes côtiers (Ciminiello et al., 2000).
La plupart des dinoflagellés sont de couleur brune mais certains peuvent être de couleur
verte. L’analyse pigmentaire montre que les chloroplastes sont riches en chlorophylle a et c
ainsi que divers caroténoïdes dont la dinoxanthine et la diadinoxanthine ainsi que la péridinine
qui est responsable de la coloration brune plus ou moins foncée de plusieurs espèces et qui est
caractéristique de ce groupe phytoplanctonique. La reproduction asexuée est prédominante par
rapport à la reproduction sexuée. La formation de kystes de résistance issus de la reproduction
sexuée (conjugaison de gamètes et formation d’un planozygote donnant un kyste) permet à
l’espèce de résister aux conditions environnementales défavorables, la propagation et la
dispersion dans les écosystèmes marins (Blackburn et Parker, 2005 ; Anderson et Rengefors,
2006 ; Bravo et Figueroa, 2014).
Certaines espèces de dinoflagellés planctoniques ou benthiques sont capables de
produire des toxines et susceptibles de provoquer des efflorescences conduisant dans certains
cas à la formation de marées rouges (Red Tides) avec des densités cellulaires importantes.
(Daranas et al., 2001 ; Paerl, 1988 ; Montresor, 1995 ; Anderson, 1989) (Figure 7).
Figure 4 : A. Prorocentrum micans, B.Gymnodinium chlorophorum ; (Observation, x 40)
(Salhi, 2016) ; C. Alexandrium tamarense (Hansen et al., 2004).
A
B
C
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