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Ouest), dans ce courant se trouvent des tourbillons anticycloniques. Ces deux courants
fusionnent pour donner naissance au courant Nord, qui suit une circulation cyclonique le long
du talus continental des côtes Italiennes, Françaises et Espagnoles. En hiver, l’évaporation et le
refroidissement qui sévissent dans certaines zones de la Méditerranée provoquent des
mouvements verticaux de plongée d’eau, générant de nouvelle masse (Dufau-Julliand, 2004),
ainsi l’eau Levantine intermédiaire est créé (LIW) dans le bassin oriental qui revient dans le
bassin occidental par le détroit de Sicile. Elle tourne sur sa droite en mer Tyrrhénienne en
poursuivant un circuit cyclonique et longe la côte Italienne, dont une partie franchit le canal de
Corse et une majeure partie poursuit son écoulement cyclonique vers le canal de Sardaigne
(200-600m). Comme pour LAM, LIW remonte les côtes Ouest de la Sardaigne et de la Corse
et rejoint l’eau Levantine issue du canal de Corse, suit le talus continental le long des côtes
Françaises et enfin des côtes Espagnoles, où une partie sort par le détroit de Gibraltar, tandis
que l’autre entraînée par l’eau de surface d’origine Atlantique, rejoint et suit les côtes
Algériennes vers l’Est; Cette masse d’eau est identifiée tout le long de son parcours par des
maximums relatifs en température et en salinité (Ө 13.8° et S > 38.6) (Conan, 1996). Dans le
bassin Algérien, LIW est souvent rencontrée au centre, suite à une érosion sporadique du
courant d’eau intermédiaire qui peut se trouver sous forme de filaments entraînés au centre par
le courant Algérien (Ascencio et al, 1977). L’évidence de la présence de LIW au centre sous la
perturbation des courants n’est pas maintenue par l’ensemble des modèles, on se retrouve avec
des résultats contradictoires où LIW n’est entraînée au centre du bassin que par l’écoulement
Ouest (Doglioli, 2005). (Figure 6).
Figure 6 : Schémas de la circulation générale de l’eau de surface (MAW) et intermédiaire
(LIW) en Méditerranée occidentale tires de Millot (1987a, 1990).
Le long de la pente continentale algérienne, c’est le seul effet Coriolis qui conditionne
l’instabilité de l’écoulement des AWs, connu désormais sous le nom de courant algérien.
Lorsqu’il est déstabilisé, ce courant entraîne la formation de tourbillons anticycloniques
d’abord de taille réduite (quelques dizaines de kilomètres), qui sont associés à un phénomène
d’upwelling sur leur bord sud-ouest et qui se propagent vers l’est à une vitesse de quelques
kilomètres par jour. Ces tourbillons pouvant atteindre des diamètres de près de 300 kilomètres
(certains ayant même été bloqués entre la pente algérienne et les Baléares) et s’étendre jusqu’au
fond (> 2 000 m), ils ne peuvent franchir le canal de Sardaigne et errent dans le sous bassin
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L’effet de l’hydrodynamisme sur la quantification des Microplastiques en mer: - 26/91

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