Chapitre 1 : Cadre général de la zone d’étude
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Régime des courants
III.5.2.1. Circulation générale
La mer méditerranée est constamment alimentée par le flux d’eaux atlantiques provenant du
détroit de Gibraltar, cet apport estimé à 31600km
3 /an est suffisamment important pour
compenser la baisse de niveau de la mer en méditerranée (1m/an) causé par la différence
significative entre évaporation et apports fluviaux. (BACHARI ,2009).
Après leur pénétration en méditerranée les eaux atlantique subissent des transformations le
long des côtes algériennes en se mélangeant aux eaux méditerranéennes, à ce niveaux, le
courant algérien est engendré. Ce courant se caractérise par son déplacement tourbillonnaire
du principalement à la configuration plus ou moins accidentée de la côte algérienne.
III.5.2.2. Courants côtiers
Les courants côtiers désignent principalement les courants causés par la houle, l’angle que
fait cette dérniere avec l’orientation du rivage fait que, selon qu’elle soit oblique ou frontale,
la houle engendre différents types de courants observés le long des côtes. Voir (Figure n°
14).
Les courants de dérive (longshore current)
Ce sont des courants fréquents, causés par l’obliquité de la houle. Ils sont paralléles à la côte
et provoquent un transit littoral sédimentaire considerable le long du rivage.
Les courants de retour (cross-shore curent)
Ce sont des courants qui correspondent à une zone de retour à partir du déferlement de la
houle contre la ligne du rivage. L’accumulation d’eaux superficielles à la côte due à une
convergence d’apports, causera éventuellement un retour de ces eaux, sur le fond créant un
courant qui emportent les sédiments vers le large.
Les courants prédominants dans notre zone d’étude sont principalement ceux générés par les
houles des deux secteurs Nord et Nord-est, elles engendrent à leur arrivée au rivage un
courant longitudinal transportant les particules sédimentaires d’Est en Ouest. Le courant
opposé existe mais reste insignifiant face à la dominance des houles Nord (frontales) et
Nord-est.
Concernant la bande côtière des Sablettes une étude qui a déjà été faite par Delft Hydraulique
a déduit que le courant algérien n’a aucune influence sur la vitesse d’écoulement au sein de
la baie d’Alger, car pour une vitesse de courants de 0.3m/s au large de la côte d’Alger, un
courant maximal de 0.02m/s a été calculé dans la zone profonde près du site Hamma
(LEM ,2015).
Régime de la marée
La marée en mer Méditerranée et en particulier sur des côtes algériennes est relativement
faible. Elle présente d’importants écarts suivant l’époque lunaire et est le plus souvent
masqué par la surélévation et l’abaissement du niveau de l’eau engendré par les variations
de conditions climatologiques. Bien qu’elle dépasse rarement 35cm dans les plaines lunes
avec des périodes T = [12-24] et celle de la nouvelle lune est de 5-10cm, les spécialistes ont
classé le littoral algérien en microtidal. Le marnage en Algérie est estimé de 0.34m.
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