Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | Résultats et discussions
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côtes sud-ouest de la Sardaigne qui auraient été entrainées là par les tourbillons anticycloniques
qui caractérisent la région (Moutin et Prieur, 2012). Par analogie, Lascaratos et al. (1999)
indiquent que les tourbillons baroclines jouent un rôle important dans la couche intermédiaire
en emportant les LIW loin des côtes nord de la Méditerranée orientale. Millot et Taupier-Letage
(2005) ont également dénié l’existence d’un flux vers l’ouest des LIWs.
Des WIW sont détectées presque dans tout le bassin avec une répartition non uniforme. Elles
se distinguent par une salinité entre 38,1 et 38,5, une température entre 13°C et 13,9°C et des
UAO légèrement inférieures à celles des LIWs (~55 µmol/kg). Ces eaux sont rencontrées
principalement au nord des sections avec une salinité/température de 38,1/13,9°C à l’est (70 m)
et de 38,25/13,5°C à l’ouest (70 à 150 m). En effet, les WIW sont souvent présentent sous forme
de structures discontinues et fragmentaires (Gasparini et al., 1999) qu’on rencontre un peu
partout en Méditerranée occidentale (Gascard et Richez, 1985; Sammari et al., 1999).
Les eaux profondes sont représentées par les WMDW avec une salinité de 38,48 et une
température de 12,9°C et peuvent atteindre 2500 m de profondeur (Figure 26.c). Cela confirme
la grande homogénéité de ces eaux à travers le bassin (Béthoux et al., 2002; Schroeder et al.,
2010). Le fond du bassin est presque entièrement tapissé par des WMDW qui présentent des
salinités et des températures légèrement plus importantes (12,91°C et 38,49). Ceci correspond
au constat fait par Schroeder et al. (2008) après les épisodes de 2005/2006. L’interface entre
les nouvelles et anciennes WMDW est marquée par l’isopycne 29,11 kg/m
3
, valeur trouvée
également par Moutin et Prieur (2012) en utilisant les données de la campagne BOUM en 2008
(29,106 kg/m
3
). Selon Schroeder et al. (2010), les WMDW nouvellement formées sont
caractérisées par un maximum de T et S et sont plus oxygénées que les WMDW habituelles,
avec une contribution majeure de LIW d’origine probablement hauturière (Schroeder et al.,
2006).
Une étude hydrologique du bassin réalisée à bord du navire océanographique allemand
Poseidon, du 3 au 28 Avril de la même année, (Hainbucher et al., 2015) a révélé une situation
hydrologique comparable à la nôtre ainsi qu’à celle observée durant la campagne M84/3 (2011)
(Hainbucher et al., 2014). Une forte activité à méso-échelle a aussi été identifiée durant ces
campagnes, notamment le tourbillon d’Almeria-Oran et celui du sud-ouest de la mer
Tyrrhénienne (Pinardi et al., 2015).
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