Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | La Méditerranée
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et mélange (McGillicuddy et al., 1998; Robinson, 1983). En effet, ces entités dynamiques qui
possèdent un gradient important, contribuent à la distribution spatio-temporelle des variables
biogéochimiques en créant des barrières physiques et en modulant les variations saisonnières
en induisant par exemple des évènements sporadiques. Une activité tourbillonnaire très riche
entraîne une forte variabilité qui peut même renverser temporairement et localement les
tendances générales et les échanges entre les sous-bassins (Testor, 2002).
Malanotte-Rizzoli et al. (2014) ont mis l’accent sur l’effet de l’activité physique du bassin sur
les processus biologiques. Dans cette synthèse, plusieurs études ont montré que la profondeur
du maximum de chlorophylle (DCM) dépendait de la lumière et de la variabilité biochimique
imposée par les tourbillons (Ediger et al., 2005; Ediger et Yilmaz, 1996; Yilmaz et al., 1994).
En effet, dans quelques régions méditerranéennes, les tourbillons affectent la distribution de la
biomasse planctonique et la composition des communautés, soit directement en modifiant les
caractéristiques physiques (e.g., limites de salinité et de température, les processus de
convergence ou de divergence), soit indirectement en influençant les paramètres chimiques
(e.g., Riandey et al., 2005; Siokou-Frangou et al., 2009).
Récemment, des concentrations relativement élevées de silice biogénique ont été observées
dans quelques zones de la Méditerranée, probablement en raison de la présence de tourbillons
(Crombet et al., 2011). Des concentrations importantes de silicates ont également été reportées
dans un filament qui s’étend de la côte vers la mer ouverte dans le bassin Levantin (Efrati et al.,
2013). Ce filament semble être un système semi-fermé, limité à la couche de mélange. Ses
propriétés physiques et biogéochimiques sont significativement différentes des eaux
avoisinantes.
Dans le sous bassin des Baléares, les tourbillons à méso-échelle semblent modifier non
seulement la dynamique locale mais aussi la circulation à plus grande échelle : Pascual et al.
(2002) expliquent l’effet de blocage d’un grand tourbillon anticyclonique ; Jordi et al. (2009)
montrent une influence nette de la circulation du bassin sur la biomasse phytoplanctonique.
En Méditerranée, les processus de convection et l’advection des eaux denses semblent avoir un
rôle important dans le maintien des taux de reminéralisation des couches profondes et
apparaissent être un puits plus important de carbone que la matière particulaire provenant des
couches de surface (La Ferla et al., 2003). Il est évident que la circulation active de la
Méditerranée enrichit les eaux profondes avec du carbone labile entrainé par les eaux profondes
nouvellement formées induisant une augmentation de la production de carbone inorganique par
la respiration. C’est cette reminéralisation qui explique les fortes concentrations de TCO2 en
profondeur et l’absence de corrélation significative, entre le TCO2 et la salinité, dans les
couches profondes de plusieurs sous bassins méditerranéens (Hassoun et al., 2015b).
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et mélange (McGillicuddy et al., 1998; Robinson, 1983). En effet, ces entités dynamiques qui
possèdent un gradient important, contribuent à la distribution spatio-temporelle des variables
biogéochimiques en créant des barrières physiques et en modulant les variations saisonnières
en induisant par exemple des évènements sporadiques. Une activité tourbillonnaire très riche
entraîne une forte variabilité qui peut même renverser temporairement et localement les
tendances générales et les échanges entre les sous-bassins (Testor, 2002).
Malanotte-Rizzoli et al. (2014) ont mis l’accent sur l’effet de l’activité physique du bassin sur
les processus biologiques. Dans cette synthèse, plusieurs études ont montré que la profondeur
du maximum de chlorophylle (DCM) dépendait de la lumière et de la variabilité biochimique
imposée par les tourbillons (Ediger et al., 2005; Ediger et Yilmaz, 1996; Yilmaz et al., 1994).
En effet, dans quelques régions méditerranéennes, les tourbillons affectent la distribution de la
biomasse planctonique et la composition des communautés, soit directement en modifiant les
caractéristiques physiques (e.g., limites de salinité et de température, les processus de
convergence ou de divergence), soit indirectement en influençant les paramètres chimiques
(e.g., Riandey et al., 2005; Siokou-Frangou et al., 2009).
Récemment, des concentrations relativement élevées de silice biogénique ont été observées
dans quelques zones de la Méditerranée, probablement en raison de la présence de tourbillons
(Crombet et al., 2011). Des concentrations importantes de silicates ont également été reportées
dans un filament qui s’étend de la côte vers la mer ouverte dans le bassin Levantin (Efrati et al.,
2013). Ce filament semble être un système semi-fermé, limité à la couche de mélange. Ses
propriétés physiques et biogéochimiques sont significativement différentes des eaux
avoisinantes.
Dans le sous bassin des Baléares, les tourbillons à méso-échelle semblent modifier non
seulement la dynamique locale mais aussi la circulation à plus grande échelle : Pascual et al.
(2002) expliquent l’effet de blocage d’un grand tourbillon anticyclonique ; Jordi et al. (2009)
montrent une influence nette de la circulation du bassin sur la biomasse phytoplanctonique.
En Méditerranée, les processus de convection et l’advection des eaux denses semblent avoir un
rôle important dans le maintien des taux de reminéralisation des couches profondes et
apparaissent être un puits plus important de carbone que la matière particulaire provenant des
couches de surface (La Ferla et al., 2003). Il est évident que la circulation active de la
Méditerranée enrichit les eaux profondes avec du carbone labile entrainé par les eaux profondes
nouvellement formées induisant une augmentation de la production de carbone inorganique par
la respiration. C’est cette reminéralisation qui explique les fortes concentrations de TCO2 en
profondeur et l’absence de corrélation significative, entre le TCO2 et la salinité, dans les
couches profondes de plusieurs sous bassins méditerranéens (Hassoun et al., 2015b).
