Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | La Méditerranée
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tourbillons par mélange diapycnal. La WIW se disperse dans le bassin sous forme de lentilles
intermédiaires (Weddies : WIW Eddies) qui sont advectées le long de la France et de l’Espagne
(Testor, 2002).
Evènements particuliers du bassin occidental
L’étude de la littérature a permis de relever quelques épisodes particuliers ayant eu lieu dans le
bassin occidental, nous citons :
Ces dernières années, la convection profonde dans le Golfe du Lion a été
particulièrement active avec 5 épisodes consécutifs de convection profonde atteignant
le fond, soit 2300 m, entre 2009 et 2013 (Houpert, 2013).
Dans le Golfe du Lion, d’après Béthoux et al. (2002) et Puig et al. (2013), des
évènements de cascading ont été raportés pendant les hivers de 1971, 1980, 1988, 1999,
2005 et 2006.
Les eaux Méditerranéennes profondes du bassin ouest exhibent une tendance
relativement constante vers des salinités et des températures plus importantes depuis
1950 qui s’est accélérée en 1985 (Béthoux et al., 1990; Krahmann et Schott, 1998); Les
propriétés hydrographiques des WMDW sont passées d’une température potentielle et
d’une salinité de 12,65°C – 38,40 (Lacombe et al., 1985) à 12,9°C – 38,50 (Schroeder
et al., 2010).
Des observations plus récentes ont montré des hausses significatives de température et
de salinité à la fois dans les eaux profondes (+0,04°C et +0,02 ; Schroeder et al., 2010)
et intermédiaires du bassin occidental (Schröder et al., 2006). En effet, durant l’hiver
2004-2005, une production remarquable et non habituelle d’eau profonde a été observée
(2,4 Sv, Schroeder et al., 2008), contre les 0,5 Sv généralement admis (Rhein et al.,
1999). Ceci a donné naissance à une masse d’eau nouvellement formée (new WMDW),
caractérisée par une structure complexe et des valeurs élevées de température et de
salinité (López-Jurado et al., 2005; Schröder et al., 2006), qui s’est rapidement propagée
dans tout le bassin (moins de deux ans ; e.g., Schroeder et al., 2008, 2010) (Figure 7) ;
En 2008, l’anomalie avait déjà atteint la mer d’Alboran.
Depuis 2012-2015, le bassin Tyrrhénien a également été tapissé (Schroeder et al., 2016).
Ceci suggère donc que la Méditerranée Occidentale a subi un intense renouvellement
des eaux profondes lors de la dernière décennie. Cet évènement est connu sous le nom
de WMT (Western Mediterranean Transition) (Schroeder et al., 2016). Gačić et al.
(2013) suggèrent que près de 60 % de cette augmentation de salinité pourrait être
expliquée par la variabilité décennale de la salinité dans la Méditerranée orientale
(Tanhua et al., 2013). D’après Malanotte-Rizzoli et al. (2014), des évènements
semblables auraient eu lieu dans le passé et seraient la manifestation des processus
d’équilibration de la circulation thermohaline fermée des deux bassins de la
Méditerranée.
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tourbillons par mélange diapycnal. La WIW se disperse dans le bassin sous forme de lentilles
intermédiaires (Weddies : WIW Eddies) qui sont advectées le long de la France et de l’Espagne
(Testor, 2002).
Evènements particuliers du bassin occidental
L’étude de la littérature a permis de relever quelques épisodes particuliers ayant eu lieu dans le
bassin occidental, nous citons :
Ces dernières années, la convection profonde dans le Golfe du Lion a été
particulièrement active avec 5 épisodes consécutifs de convection profonde atteignant
le fond, soit 2300 m, entre 2009 et 2013 (Houpert, 2013).
Dans le Golfe du Lion, d’après Béthoux et al. (2002) et Puig et al. (2013), des
évènements de cascading ont été raportés pendant les hivers de 1971, 1980, 1988, 1999,
2005 et 2006.
Les eaux Méditerranéennes profondes du bassin ouest exhibent une tendance
relativement constante vers des salinités et des températures plus importantes depuis
1950 qui s’est accélérée en 1985 (Béthoux et al., 1990; Krahmann et Schott, 1998); Les
propriétés hydrographiques des WMDW sont passées d’une température potentielle et
d’une salinité de 12,65°C – 38,40 (Lacombe et al., 1985) à 12,9°C – 38,50 (Schroeder
et al., 2010).
Des observations plus récentes ont montré des hausses significatives de température et
de salinité à la fois dans les eaux profondes (+0,04°C et +0,02 ; Schroeder et al., 2010)
et intermédiaires du bassin occidental (Schröder et al., 2006). En effet, durant l’hiver
2004-2005, une production remarquable et non habituelle d’eau profonde a été observée
(2,4 Sv, Schroeder et al., 2008), contre les 0,5 Sv généralement admis (Rhein et al.,
1999). Ceci a donné naissance à une masse d’eau nouvellement formée (new WMDW),
caractérisée par une structure complexe et des valeurs élevées de température et de
salinité (López-Jurado et al., 2005; Schröder et al., 2006), qui s’est rapidement propagée
dans tout le bassin (moins de deux ans ; e.g., Schroeder et al., 2008, 2010) (Figure 7) ;
En 2008, l’anomalie avait déjà atteint la mer d’Alboran.
Depuis 2012-2015, le bassin Tyrrhénien a également été tapissé (Schroeder et al., 2016).
Ceci suggère donc que la Méditerranée Occidentale a subi un intense renouvellement
des eaux profondes lors de la dernière décennie. Cet évènement est connu sous le nom
de WMT (Western Mediterranean Transition) (Schroeder et al., 2016). Gačić et al.
(2013) suggèrent que près de 60 % de cette augmentation de salinité pourrait être
expliquée par la variabilité décennale de la salinité dans la Méditerranée orientale
(Tanhua et al., 2013). D’après Malanotte-Rizzoli et al. (2014), des évènements
semblables auraient eu lieu dans le passé et seraient la manifestation des processus
d’équilibration de la circulation thermohaline fermée des deux bassins de la
Méditerranée.
