Evaluation de la pénétration du carbone anthropique en Méditerranée | La Méditerranée
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al., 1999) où elles se mélangent avec les eaux résidentes avant de contourner le sous bassin
Tyrrhénien et de commencer leur parcours cyclonique.
Circulation à méso-échelle
La circulation à méso-échelle de la Méditerranée forme un « système » très complexe (Millot
et Taupier-Letage, 2005), caractérisé principalement par une forte activité tourbillonnaire. Ces
tourbillons peuvent être divisés en trois types selon la profondeur à laquelle on les trouve :
Tourbillons Algériens (AEs)
Le long de sa progression vers l’est, le courant algérien (100–200 m de profondeur) forme des
méandres barocliniquement instables qui peuvent évoluer en tourbillons côtiers (Algerian
Eddies, AEs). Seuls les tourbillons anticycloniques, qui peuvent atteindre des diamètres de 100–
250 km, persistent (Isern-Fontanet et al., 2006; Puillat et al., 2002). Des côtes algériennes, ces
tourbillons se propagent généralement vers l’est, à des vitesses de quelques kilomètres par jour,
en suivant la bathymétrie. Bloqués par le canal de Sardaigne, la plupart des AEs se dissipent en
interagissant fortement avec la topographie ; ils relâchent alors les eaux les composant, dans les
eaux ambiantes (Testor, 2002). Les tourbillons qui persistent, reprennent leur route vers le nord
le long de la pente continentale sarde (Bouzinac et al., 1998; Vignudelli, 1997) jusqu’à la limite
du front Nord-Baléares et, si leur durée de vie le permet, ils bifurquent ensuite vers l’ouest en
suivant la circulation générale des gyres cycloniques qui caractérisent l’ensemble du bassin
Algérien (Testor et al., 2005b). Puillat et al. (2002) ont mis en évidence que des AEs pouvaient
ensuite revenir vers la côte africaine pour fermer le circuit qui dure à peu près une année. Ils
ont aussi prouvé que les AEs pouvaient durer plus de 3 ans et accomplir plusieurs fois ce circuit.
Ces tourbillons peuvent également se détacher du courant Algérien et devenir des tourbillons
hauturiers où ils dérivent pendant des années (jusqu’à 3 ans) dans la partie centrale du bassin.
Quelques tourbillons sont quasi-permanents et peuvent dévier le flux des AW vers le large
jusqu’à atteindre les îles Baléares (Cotroneo et al., 2016; Millot et Taupier-Letage, 2005).
Les AEs ont une signature très claire sur des images de température de surface (SST : Sea
Surface Temperature), d’altimétrie (SLA : Sea Level Anomaly) ou de couleur de la mer
(chlorophylle), ce qui permet de suivre leur parcours dans le bassin quand la couverture
nuageuse n’est pas trop importante (Cotroneo et al., 2016).
Leddies
Les LIW sont généralement beaucoup moins marquées dans le centre du bassin Algérien. On
peut toutefois y trouver des poches isolées de LIW très chaudes et salées avec des maxima de
température atteignant les 13,8°C (Fuda et al., 2000; Millot, 1999) ; les Leddies (LIW Eddies).
Cela indique probablement un transport direct de la veine de LIW le long de la pente sarde vers
l’intérieur du bassin et expliquerait les variations de structure de la veine au sud-ouest de la
Sardaigne (Testor, 2002).
Weddies
Les vents violents qui soufflent en hiver dans le nord du bassin Algéro-provençal et forment les
masses d’eaux profondes (WMDW) et modales (WIW), induisent aussi la formation de
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