Chapitre I
Généralités
32
proportions catastrophiques au cours des 30 dernières années (Boudouresque et al.,
1982) .
I.6.1.Les pollutions industrielles et urbaines (rejet des eaux usées)
Depuis de nombreuses années les herbiers à Posidonia oceanica présentent des
régressions massives à proximité des grands centres urbains et industriels (PergentMartini et al., 1995). L'origine de ces régressions a souvent été imputée à l'action de
polluants chimiques (Bellan-Santini et al., 1994 ; Pergent-Martini et al., 1995), qui
réduisent le développement des feuilles et la croissance des rhizomes de P. oceanica
(Balestri et al., 2004).
Ces phénomènes s’observent en particulier au niveau de la limite inférieure de l’herbier, où
l’on assiste à une remonté de cette limite (Boudouresque et al., 1982).
Parmi les contaminants chimiques émis par les rejets terrestres et nocifs pour la
Posidonie, citons, les sels nutritifs, les détergents, les HAPs (Hydrocarbures Aromatiques
Polycycliques) et les pesticides qui réduisent la vitalité des herbiers à Posidonia oceanica (
Pérés et al., 1975 ; Augier et al., 1987) .
Les détergents (tensio-actifs) s’accumulent dans le sédiment, contaminant les racines,
les rhizomes et les feuilles ( Pérés et al., 1975)
Dans le cas des nutriments, leurs apports provoquent une augmentation de la turbidité des
eaux qui entraîne d'une part, une diminution de la photosynthèse en profondeur et qui
favorise, d'autre part, une eutrophisation des eaux ( Pérés, 1984 ; Bourcier, 1989 ; PergentMartini et al., 1995 ; Boudouresque et al., 2006)
1.6.2. Les destructions mécaniques
L’action mécanique directe des ancres et des systèmes de mouillage collectif sur les
fonds constitue la plus grosse menace pour les herbiers à Posidonie (Boudouresque et al.,
2006).
Une ancre peut avoir un effet sur l’herbier à Posidonia oceanica de diverses façons :
(Boudouresque et al., 1995a ; Poulain, 1996 ; Francour et al., 1997 ; Francour et al., 1998 ;
Francour et al., 1999) :
-Au moment de l’ancrage cassure des rhizomes sur lesquels elle tombe ou sur lesquels
elle dérive avant de s’accrocher ;
Généralités
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proportions catastrophiques au cours des 30 dernières années (Boudouresque et al.,
1982) .
I.6.1.Les pollutions industrielles et urbaines (rejet des eaux usées)
Depuis de nombreuses années les herbiers à Posidonia oceanica présentent des
régressions massives à proximité des grands centres urbains et industriels (PergentMartini et al., 1995). L'origine de ces régressions a souvent été imputée à l'action de
polluants chimiques (Bellan-Santini et al., 1994 ; Pergent-Martini et al., 1995), qui
réduisent le développement des feuilles et la croissance des rhizomes de P. oceanica
(Balestri et al., 2004).
Ces phénomènes s’observent en particulier au niveau de la limite inférieure de l’herbier, où
l’on assiste à une remonté de cette limite (Boudouresque et al., 1982).
Parmi les contaminants chimiques émis par les rejets terrestres et nocifs pour la
Posidonie, citons, les sels nutritifs, les détergents, les HAPs (Hydrocarbures Aromatiques
Polycycliques) et les pesticides qui réduisent la vitalité des herbiers à Posidonia oceanica (
Pérés et al., 1975 ; Augier et al., 1987) .
Les détergents (tensio-actifs) s’accumulent dans le sédiment, contaminant les racines,
les rhizomes et les feuilles ( Pérés et al., 1975)
Dans le cas des nutriments, leurs apports provoquent une augmentation de la turbidité des
eaux qui entraîne d'une part, une diminution de la photosynthèse en profondeur et qui
favorise, d'autre part, une eutrophisation des eaux ( Pérés, 1984 ; Bourcier, 1989 ; PergentMartini et al., 1995 ; Boudouresque et al., 2006)
1.6.2. Les destructions mécaniques
L’action mécanique directe des ancres et des systèmes de mouillage collectif sur les
fonds constitue la plus grosse menace pour les herbiers à Posidonie (Boudouresque et al.,
2006).
Une ancre peut avoir un effet sur l’herbier à Posidonia oceanica de diverses façons :
(Boudouresque et al., 1995a ; Poulain, 1996 ; Francour et al., 1997 ; Francour et al., 1998 ;
Francour et al., 1999) :
-Au moment de l’ancrage cassure des rhizomes sur lesquels elle tombe ou sur lesquels
elle dérive avant de s’accrocher ;
