Chapitre I :
Les eaux de ballast et l’invasion biologique
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2.2. Devenir de l’invasion biologique :
Contrairement à une pollution accidentelle (ex. marée noire), dont les effets diminuent non
seulement avec le temps, mais aussi avec la distance du point d’impact (Figure 6). Les
espèces introduites se propagent de proche en proche, jusqu’à occuper la totalité des
habitats et la totalité de l’aire géographique qui leur sont accessibles.
Figure 6 : Comparaison entre les devenir d’une invasion biologique et d’une pollution
accidentelle, en fonction du temps et de la distance par rapport à la source l’impact d’une
invasion biologique ne décroit pas, contrairement à celui d’une pollution accidentelle.
Source : (Boudouresque, C.f, 2012).
2.3. Probabilité d’invasion :
Selon (Davis etThompson, 2000 ; in Dupont, L, 2004), l’invasion biologique est
caractérisée par l’arrivée, suite à une dispersion à courte ou longue distance, d’individus
dans un environnement où ils n’ont jamais été répertoriés et où leur impact s’avère négatif.
A la différence de Williamson (1996), pour qui une espèce invasive doit être
obligatoirement introduite, ces auteurs considèrent donc qu’elle peut également être native,
impliquant alors une dispersion à courte distance.
A chaque étape du processus d’invasion est associée une probabilité d’échec. Cela a amené
Williamson et Fitter (1696) à énoncer «la règle des un dixième ».
D’après cet auteur 10% des espèces introduites réussissent à s’installer ; parmi elles seul
10% sont capables de coloniser de nouveaux milieux et de s’y établir définitivement et
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Contribution au développement d\'un modèle probabiliste pour estimer le risque d\'invasion par les eaux de ballast: cas de port d\'Arzew - 28/103

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