Chapitre I :
Les eaux de ballast et l’invasion biologique
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Les sea-chests peuvent abriter et transporter de très nombreux organismes
macroscopiques : décapodes, mollusques, annélides (Boudouresque, C.F., 2012)
1.3. Quantité de ballast par type de navire :
Les quantités des eaux de ballast sont généralement fonction des dimensions des navires.
Dans le domaine maritime cette dimension est représentée par le port en lourd ou “Dead
Weight“. Le calcul du port en lourd est arrêté par une convention internationale élaborée
sous l’égide de l’OMI. Le tableau ci-dessous présente, selon les types de navires, une
estimation des capacités des ballasts en fonction des ports en lourd.
Tableau 1 : Quantité d’eau de ballast par type de navire. (Fouche, D et Masson, D, 1999).
Type de navire
DWT
Eau de ballast (Tonne d’eau)
Grands vraquiers
40 000 à 250 000
15 000 à 100 000
Petits vraquiers
15 000 à 40 000
6 000 à 15 000
Les méthaniers
5 000 à 125 000 m
3
1 000 à 50 000
Les RoRo /Porte -conteneurs 4 000 à 40 000
1 000 à 12 000
Les pétroliers
15 000 à 110 000
4 000 à 35 000
Les navires de passagers
très peu
Des systèmes anti-roulis
1.4. Les organismes dans les ballasts :
1.4.1. Les eaux de ballast :
Divers types d'espèces peuvent être transportés dans les eaux de ballast, comme du
plancton, des crustacés, des poissons, des larves, des œufs, etc (UICN, 2003).
La prise de l'eau de ballast se produit généralement pendant que la cargaison du navire est
déchargée. L'eau de mer pompée dans les réservoirs est non-sélectif (Carney, K.J, 2011)
L’analyse des eaux de ballast ont fait ressortir l’existence du phytoplancton tel que des
diatomées et des dinoflagellés (Sur 16 Dinoflagellés toxiques les plus connus, 13 sont
retrouvés dans les ballasts) (Valor, I.G, 2008) et le zooplancton tel que des copépodes, les
cypréidés de bernache, les isopodes, les radiolaires et les larves de bivalve, de gastéropode
et de crabe tous ont aussi été trouvés dans ces réservoirs Carney, K.J, 2011). Le temps de
survie des organismes dans les eaux de ballast peut dépasser 18 jours. Leur abondance
décroît avec la durée de la traversée (Boudouresque, C.F, 2012).
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