Conclusion
66
Au cours de cette étude nous avons constaté que le Grand dauphin est l’espèce la plus impliquée
dans la déprédation, mais au fur et à mesure des entretiens avec les pêcheurs et les embarcations
effectuées il apparait que les Grands dauphins utilisent les filets comme engin de chasse et rabattent
volontairement les poissons dans les filets en les effrayant. Cette hypothèse est étayée par le
comportement grégaire des espèces présentant des augmentations significatives en cas
d’interactions. Les bancs de sardines se précipiteraient ainsi dans les mailles des filets, « poussés »
par le prédateur. Nous pensons aussi, qu’hommes et dauphins se retrouvent ensembles sur les sites
les plus poissonneux ou les filets sont les plus productifs et que les dauphins profitent de cette
opportunité. C’est soutenue par le fait que les filets à petite maille, les plus productifs, sont attaqués
préférentiellement par les dauphins alors qu’ils pourraient utiliser tout autant les autres types de
maille comme « engin de chasse ». Le choix du filet se ferait donc a posteriori en choisissant les
plus fournis en proies adaptée à la morphologie du Grand dauphin qui les avale entière. Des proies
de tailles importantes ne sont donc pas ciblées par les dauphins, les filets à grandes mailles
capturant ces proies non plus.
Une étude exhaustive portant sur l’éthologie et l’impact réel des interactions entre les dauphins et
les pêcheries doit être prise en considération (avec la logistique necessaire) afin de mener une
politique de gestion réaliste du milieu marin.
Par ailleurs, la compréhension des stratégies de recherche alimentaire adoptées par les grands
dauphins doit être réalisée, ce qui devrait permettre de mieux caractériser l’interaction biologique.
Ceci permettra d’élaborer, à plus ou moins long terme, des stratégies de gestion des pêches.
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Au cours de cette étude nous avons constaté que le Grand dauphin est l’espèce la plus impliquée
dans la déprédation, mais au fur et à mesure des entretiens avec les pêcheurs et les embarcations
effectuées il apparait que les Grands dauphins utilisent les filets comme engin de chasse et rabattent
volontairement les poissons dans les filets en les effrayant. Cette hypothèse est étayée par le
comportement grégaire des espèces présentant des augmentations significatives en cas
d’interactions. Les bancs de sardines se précipiteraient ainsi dans les mailles des filets, « poussés »
par le prédateur. Nous pensons aussi, qu’hommes et dauphins se retrouvent ensembles sur les sites
les plus poissonneux ou les filets sont les plus productifs et que les dauphins profitent de cette
opportunité. C’est soutenue par le fait que les filets à petite maille, les plus productifs, sont attaqués
préférentiellement par les dauphins alors qu’ils pourraient utiliser tout autant les autres types de
maille comme « engin de chasse ». Le choix du filet se ferait donc a posteriori en choisissant les
plus fournis en proies adaptée à la morphologie du Grand dauphin qui les avale entière. Des proies
de tailles importantes ne sont donc pas ciblées par les dauphins, les filets à grandes mailles
capturant ces proies non plus.
Une étude exhaustive portant sur l’éthologie et l’impact réel des interactions entre les dauphins et
les pêcheries doit être prise en considération (avec la logistique necessaire) afin de mener une
politique de gestion réaliste du milieu marin.
Par ailleurs, la compréhension des stratégies de recherche alimentaire adoptées par les grands
dauphins doit être réalisée, ce qui devrait permettre de mieux caractériser l’interaction biologique.
Ceci permettra d’élaborer, à plus ou moins long terme, des stratégies de gestion des pêches.
