Résultats et discussion
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.6. Partie Discussion
Durant notre étude, Il est bien apparu que le grand dauphin (Tursiops truncatus) est l’espèce la
plus impliquée dans les déprédations sur les différentes régions d’étude. Il n’est pas possible
d’interpréter ce résultat, parce qu’il n’existe que très peu de références sur l’éco éthologie ou
la biogéographie des delphinidés des côtes algériennes notamment la région centre.
Nous pensons donc quelques attaques de ce dauphin sur les filets des pêcheurs sont corrélées à
certains facteurs qui se résument comme suit :
* L’espèce capturée : Les dauphins ne recherchent que certains types de proies, leur régime
alimentaire se compose essentiellement de poissons variés (70.4 %) basé sur les Clupéidés
(Sardines=41.6% ; Allaches=12%) (Boutiba, 1992).
* L’engin de pêche : les attaques ciblent des engins de pêche particuliers qui sont principalement
les filets trémails et les filets maillant (qui pêchent les petites pélagiques), au contraire les filets des
chalutiers ne sont pas attaquées malgré la présence en nombre important de dauphins sur le trajet.
* La profondeur de la calée : La profondeur de pose du filet intervient dans le risque d'attaque des
filets (les filets calés entre 25 et 50 mètres sont plus attaqués).
* La durée de calée : un filet posé plus longtemps dans l’eau est plus souvent attaqué qu’un filet
posé peu de temps.
* La saison: les attaques les plus fréquentes coïncident au printemps plutôt que les autres saisons
* La production : les attaques sont plus fréquentes sur les filets à forte production.
On s’est consacré à trois sardiniers pour le suivi, au niveau de chaque port (sauf le port de Ziama
Mansouriah on ‘a suivi trois petit métier) nous avons remarqué que le sardinier est le plus touché
par les prises.
Nous avons noté durantnotre étude un taux de déprédation pour la région Ouest à hauteur de 9,77%
pour le port d’Oran, 10% pour le port de Mostaganem et 11% pour le port de Sidi Lakhdar, pour le
centre : le port d’Alger enregistre 12,95%, 9,24% pour le port El’djamila et 15,30% pour le port de
Bouharoun.
Dans la région Est on constate le taux le plus élève par rapport aux autres régions. Pour le port
Ziama mansouriah (petits métiers) 12,67%, quant au de port Jijel 14,69% et 15,15% pour le port
de STORA.
Abdous en 2014 note pour le port de Cherchell 2% de déprédation 7,7% pour le port d’Alger
mais seulement 5,14% pour le port de Skikda. Une autre étude menée par Hariken etBelarifen
2011 a révéle 12% de déprédation pour le port d’Alger qui est quasi similaire au taux retrouvé
durant notre travail
De même concernant l’étude menée par Azouaoui et Guernane en 2009, qui relèvent un taux de
déprédation de 14% pour les ports de Bouharoun et El djamila.
Il semble donc que les chiffres des déprédations au niveau de la région centre depuis 2009
indiquent la même tendance des prélèvements des cétacés. L’espèce impliquée également reste
toujours le Grand dauphin
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Contribution à l\'étude de la déprédation des petits delphinidés sur la pêche et interaction pêcherie-cétacés le long de la côte Algerienne: - 57/92

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