Introduction générale
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Les zones littorales situées à la frontière de la mer et de la terre ont toujours présenté un grand
intérêt et sont, encore aujourd’hui, le siège d’activités multiples liées à la mer (pêche,
navigation, tourisme balnéaire...) mais aussi terrestres (villes, industries au bord de l’eau...).
Ces zones sont, à la fois, soumises à l’action des éléments naturels et à l’action de l’homme
qui utilise et aménage ces zones et donc en modifie l’équilibre naturel.
Il apparaît de plus en plus nécessaire de protéger ces zones littorales pour qu’elles puissent
continuer d’assurer dans l’avenir les fonctions qui leur ont été confiées.
Le transit sédimentaire est un phénomène naturel introduit en grande partie par des agents de
forçage, il s’agit des houles, des vents, des courants qui induisent le transport du sable vers le
large ou le long de la côte. Des transits sédimentaires peuvent être induits ou bloqués (dans
des zones à fortes pression) par l’implantation des ouvrages côtiers. Il est donc impossible
d’influer sur ces agents, mais il existe des techniques pour bloquer localement le transit
sédimentaire et ainsi stocker sur place le sable.
Actuellement ce transit connait une perturbation intense dans plusieurs régions du monde
notamment au niveau du littoral de Jijel qui présente une artificialisation de la côte par
l’implémentation d’infrastructures portuaires et ouvrages de protection.
Dans la présente étude, on va se focaliser sur l’une de ces infrastructures portuaires : le port
de pêche de Boudis qui connait un véritable problème d’ensablement.
Les questions qui se posent dans cette étude se présentent comme suit :
 Quelles mesures peut-on prendre pour évaluer le comportement des divers phénomènes
pour arriver à un diagnostic personnalisé et proposer ainsi des solutions adéquates afin
d’optimiser le rendement de ce port de pêche et de minimiser son problème
d’ensablement.
 Afin de cerner les problèmes liés à l’implantion humaine sur la côte, il est utile de
comprendre l’impact des ouvrages existants sur la côte de Jijel ?
 Quelles mesures peut-on prendre pour une mise en place d’une Gestion Intégrée des
Zones côtière « GIZC » dans la zone concernée ?
Afin de répondre aux questions précédentes, une logique d’étude doit être suivie. Pour cela,
on prévoit une méthodologie de travail en cinq chapitres :
Dans le premier chapitre, nous allons faire part des généralités au cours desquelles nous nous
attarderons sur la situation géographique du site d’étude, la description des données naturelles
physiques (morphologie, sédimentologie et bathymétrie), hydrologiques (courants, houles) et
climatiques (températures, précipitation, vents) ainsi qu’une présentation du port de pêche de
Boudis.
Dans le second chapitre, nous décrivons la démarche qu’on va suivre et les moyens utilisés
pour réaliser les différentes études (bathymétrique, sédimentologie, évolution diachronique du
trait de côte et une modélisation numérique des phénomènes physiques régnants sur le site
d’étude) afin de comprendre et diagnostiquer le problème d’ensablement du port.
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