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I.
Introduction
Les mers et les autres étendues d’eau ont depuis longtemps facilité les connections entre les
populations humaines, servant de route pour le déplacement des peuples ainsi que des
marchandises, et aujourd’hui, plus de 90% de tous ces échanges dans le monde sont
transportés par voie maritime (OMI, 2008), ce transport présente les plus importants risques
dans le transfert d’espèces non indigènes dans les écosystèmes aquatiques marins et d’eaux
douces (Ruiz et al., 1997).
Depuis que l’homme utilise des bateaux pour voyager le long des côtes et à travers les océans,
ce transfert impliquait des espèces mélangées avec le sable ou collées aux roches qui servaient
de lest (Carlton, 2003). De nos jours, ces organismes voyagent dans l’eau et les sédiments des
réservoirs de ballast que les navires utilisent afin d’assurer leur stabilité (Gauthier et Steel,
1996).
D’autre part, l’ouverture du canal de Suez en 1869, celui de Panama en 1914 et de la voie
maritime du Saint-Laurent en 1959, ainsi que l’augmentation de la vitesse des cargos
modernes ont réduit considérablement la durée des voyages (Gauthier et Steel, 1996). De
grandes quantités d’eau contenant des organismes vivants sont rapidement et continuellement
transportées et déchargées dans tous les coins du monde. Ce transfert d’organismes vivants en
moins de temps contribue considérablement à l’établissement potentiel d’espèces non
indigènes dans les écosystèmes aquatiques (Cheniti, 2018).
Il n’existe pas de relation entre le nombre d'espèces introduites et la gravité du problème. En
effet, une seule espèce peut causer des dommages importants et souvent irréversibles à
l’environnement (Bourgeois al., 2001). D’après Van den Bergh et al., (2002), les « HABs »
« Harmful Algal Blooms, HAB », une espèce phytoplanctonique capable de produire des
blooms nuisibles, sont générés par les micro algues introduites par les eaux de ballast. Les
espèces impliquées dans les phénomènes HABs, représentent seulement 5% du phytoplancton
et 75% de dinoflagellés (Smayda, 1997). Ils peuvent être extrêmement toxiques conduisant à
des dégâts importants pour l’aquaculture et la faune marine (Hallegraeff et al., 1995). Ils
peuvent être également à l’origine des intoxications humaines. En effet, chaque année les
HABs causent plus de 60 000 cas d’intoxications à l’échelle mondiale (Dale, 2001). Dans le
même contexte, les différentes études menées sur les eaux de ballast ont montré que les
navires facilitent le transfert d’organismes aquatiques à travers les frontières naturelles
(Gollasch et al., 2002).
Le trafic maritime est considéré comme vecteur principal dans l’introduction et la dispersion
des espèces, notamment avec le changement dans l’industrie du trafic maritime qui a créé un
nouveau vecteur de propagation relativement récent. Le passage de ballast solide à
l’utilisation d’eau comme ballast pendant les années 1950 a entraîné avec lui le transport de
larges volumes d’eaux transportées par la flotte mondiale de navigation. On a estimé que 7000
espèces sont transportées dans les ballasts chaque jour de par le monde et que 10 milliards de
I.
Introduction
Les mers et les autres étendues d’eau ont depuis longtemps facilité les connections entre les
populations humaines, servant de route pour le déplacement des peuples ainsi que des
marchandises, et aujourd’hui, plus de 90% de tous ces échanges dans le monde sont
transportés par voie maritime (OMI, 2008), ce transport présente les plus importants risques
dans le transfert d’espèces non indigènes dans les écosystèmes aquatiques marins et d’eaux
douces (Ruiz et al., 1997).
Depuis que l’homme utilise des bateaux pour voyager le long des côtes et à travers les océans,
ce transfert impliquait des espèces mélangées avec le sable ou collées aux roches qui servaient
de lest (Carlton, 2003). De nos jours, ces organismes voyagent dans l’eau et les sédiments des
réservoirs de ballast que les navires utilisent afin d’assurer leur stabilité (Gauthier et Steel,
1996).
D’autre part, l’ouverture du canal de Suez en 1869, celui de Panama en 1914 et de la voie
maritime du Saint-Laurent en 1959, ainsi que l’augmentation de la vitesse des cargos
modernes ont réduit considérablement la durée des voyages (Gauthier et Steel, 1996). De
grandes quantités d’eau contenant des organismes vivants sont rapidement et continuellement
transportées et déchargées dans tous les coins du monde. Ce transfert d’organismes vivants en
moins de temps contribue considérablement à l’établissement potentiel d’espèces non
indigènes dans les écosystèmes aquatiques (Cheniti, 2018).
Il n’existe pas de relation entre le nombre d'espèces introduites et la gravité du problème. En
effet, une seule espèce peut causer des dommages importants et souvent irréversibles à
l’environnement (Bourgeois al., 2001). D’après Van den Bergh et al., (2002), les « HABs »
« Harmful Algal Blooms, HAB », une espèce phytoplanctonique capable de produire des
blooms nuisibles, sont générés par les micro algues introduites par les eaux de ballast. Les
espèces impliquées dans les phénomènes HABs, représentent seulement 5% du phytoplancton
et 75% de dinoflagellés (Smayda, 1997). Ils peuvent être extrêmement toxiques conduisant à
des dégâts importants pour l’aquaculture et la faune marine (Hallegraeff et al., 1995). Ils
peuvent être également à l’origine des intoxications humaines. En effet, chaque année les
HABs causent plus de 60 000 cas d’intoxications à l’échelle mondiale (Dale, 2001). Dans le
même contexte, les différentes études menées sur les eaux de ballast ont montré que les
navires facilitent le transfert d’organismes aquatiques à travers les frontières naturelles
(Gollasch et al., 2002).
Le trafic maritime est considéré comme vecteur principal dans l’introduction et la dispersion
des espèces, notamment avec le changement dans l’industrie du trafic maritime qui a créé un
nouveau vecteur de propagation relativement récent. Le passage de ballast solide à
l’utilisation d’eau comme ballast pendant les années 1950 a entraîné avec lui le transport de
larges volumes d’eaux transportées par la flotte mondiale de navigation. On a estimé que 7000
espèces sont transportées dans les ballasts chaque jour de par le monde et que 10 milliards de
