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V.
Conclusion
Ce travail fut principalement motivé par l’augmentation du transfert d’espèces non-indigènes
entre différentes régions du monde, dont la Méditerranée et la méconnaissance de
l’introduction d’espèces phytoplanctoniques par les navires commerciaux qui visitent les
côtes algériennes. Le présent travail constitue le deuxième contribution en Algérie sur le rôle
du trafic maritime dans l'introduction d'espèces via les eaux de ballast, et le premier travail
qui traite l’introduction des espèces par les eaux de ballast et l’encrassement des navires dans
la région centre (port de Bejaia). Le premier travail sur ce sujet été conduit par Cheniti en
(2018) sur le port d’Annaba
Comparativement à Cheniti qui a exploré 25 navires en 2018; ce qui lui a permis
d’identifier78 espèces parmi lesquelles 11 taxons toxiques, nous avons, pour notre part, à
partir des échantillons prélevés sur le navire ‘’OHIO NASSAU’’ pu identifier 12 espèces.
Les espèces identifiées se répartissent entre deux groupes phytoplanctoniques : sept espèces
de dinoflagellés et cinq espèces de diatomées. Parmi ces espèces, deux sont classées toxiques,
en l’occurrence Alexandrium sp. et Dinophysis acuminata et ont déjà été signalées dans la
baie d’Alger (illoul et al., 2008) et dans la baie d’Annaba (Frehi et al., 2007) .
Plusieurs aspects n’ont pas pu être traités par cette recherche et plusieurs
questions restent ouvertes. Cependant, nos résultats et nos conclusions suggèrent que la
méthode du contrôle et de suivi des espèces phytoplanctoniques évoquée dans ce travail doit
faire partie des prérogatives et des priorités à mettre en œuvre compte tenu des impacts
potentiels de ces arrivées d’espèces sur l’écologie du bassin Algérie et sur les activités
économiques maritimes, en particulier la pêche, l’aquaculture et le tourisme balnéaire.. Ce
contrôle doit inclure, à long terme, les bactéries, les kystes de résistance, les formes
végétatives, les poissons, les crustacés, les macrophytes et les invertébrés marins. Bien que la
pression de propagule puisse diminuer avec la mise en œuvre de la convention sur la gestion
de l'eau de ballast de l'OMI entrée en vigueur en septembre 2017 (OMI, 2017), en précisant
clairement des normes robustes pour la gestion des eaux de ballast à bord des navires
Dans des études récentes, le processus de renouvellement de l'eau de ballast, tel que prévu par
la convention de gestion d’eau de ballast, est pris en considération pour estimer la probabilité
des espèces arrivées (Bailey et al., 2013). Actuellement, la réglementation algérienne n’exige
pas le renouvellement d'eau de ballast en haute mer. Malheureusement, aucun contrôle de
ballast ne se fait au niveau des ports et les stations de déballastage qui existent dans les ports
algériens ne sont pas fonctionnelles.
Dans le cadre du présent mémoire de fin d’étude, nous avons essayé de comprendre quelles
sont parmi les espèces qui ont été signalées sur l’île Plane dans la wilaya d’Oran qui auraient
pu être introduites par les eaux de ballasts et l’encrassement des navires en se basant sur la
bibliographie. Ceci pourrait également constituer éventuellement une preuve de déballastage
des navires au large, la surveillance des navires pendant leurs traversées est essentielle,
Malheureusement, actuellement il n'y a pas de règlement ou un contrôle d'échange d’eau de
ballast ni dans le port de Bejaia ni dans d'autres ports algériens.
Quatorze espèces échantillonnées et identifiées dans l’île Plane montrent qu’elles sont
introduites par les eaux de ballast et l’encrassement des navires, dus aux flux de vecteurs qui
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Inventaire des espèces introduites par les eaux de ballast et les coques des navires dans le port de Bejaia et un essai de compréhension de l’origine des espèces classées introduites au niveau de l’île Plane (Oran): - 64/77

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