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de l’Italie, de la Croatie, de l’Espagne, des Baléares et de la Tunisie jusqu’à 100 m de
profondeur (première observation en Libye en 1990), elle a envahi tout le bassin
méditerranéen ainsi que les îles de l'Atlantique proche (Canaries), elle a été introduite par
les eaux de ballasts en Méditerranée D'après Ribera et Boudouresque (1995), complété
par les données de Sartoni (1985), Athanasiadis (1996), Ballesteros et Rodriguez-Prieto
(1996), Cabioch et al., (1997), Sartoni et Rossi (1998), Verlaque et Bernard (1998), Bitar
et al., (2000), Lakkis et Novel-Lakkis (2000), Occhipinti Ambrogi (2000), Verlaque
(2001, 2002), Boudouresque et Verlaque (2002) et Verlaque et al., (2002), Kim et al.,
(2003), Boudouresque et Verlaque (2010) et Boudouresque et al., (2011).
IV.3 Trafic maritime
La Méditerranée est une mer semi fermée, dont le renouvellement des eaux est très lent
(100ans), elle compte 30% du trafic mondial pour 1% de la surface des océans. Elle est reliée
par un commerce maritime considérable avec la plupart des régions mondiales, notamment
avec l'Atlantique du Nord-est qui représente la grande part (plus de 55%) des entrées à la zone
Méditerranéenne. Ce chiffre est sous-estimé, car les navires se dirigeant vers la mer Noire en
provenance de la mer Baltique via les voies navigables de la mer du Nord via le canal RhinDanube sont aussi à ne pas négliger (CIESM, 2002).
Les côtes algériennes se trouvent à proximité de la principale route maritime de navires
citernes en mer Méditerranée (20 milles marins) par laquelle transitent environ 10000 navires
/an et 150 Millions de tonnes de pétrole. Les grands navires porte‐conteneurs suivent
principalement la direction Est Ouest, en partant de l’Asie et en se dirigeant vers l'Europe du
Nord, ou font du “transbordement” dans les ports équipés avec des unités plus petites.
L’Algérie est un pays mono-exportateur, les hydrocarbures (surtout gaz) ont un poids écrasant
dans son économie, il est considéré comme un fournisseur privilégié des pays européens, le
gaz transite principalement par les ports d’Arzew et Skikda (Mohamed-Chérif et Ducruet,
2011).
Les espèces introduites des régions méditerranéennes ont une probabilité d'introduction
significative due aux courtes distances et le stress environnemental relativement faible. Le
passage de navires de ces régions aux ports de destination se déroule sur des routes maritimes
très proches de la côte. Cette navigation côtière empêche l'espèce de passer en haute mer, leur
donnant plus de chances de survivre (Bouda et al., 2018).
Le volume de ballast rejeté peut être utilisé en tant que paramètre afin de connaitre le taux
d’espèces entrées, ceci est compatible avec certain étude antérieures (David et al., 2012;
Gollasch et al., 2011). Le volume des eaux de ballast déversé à l’intérieur du port de Bejaia
varie selon le type de navire.
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Inventaire des espèces introduites par les eaux de ballast et les coques des navires dans le port de Bejaia et un essai de compréhension de l’origine des espèces classées introduites au niveau de l’île Plane (Oran): - 57/77

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