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Figure 5. Circulation de surface de la mer Méditerranée, In par Ayala et al., (2017) à partir de
Millot et Taupier-Letage (2005).
Le bassin algérien est la zone la plus dynamique en ce qui concerne les méso-échelles dans
toute la mer Méditerranée (Millot, 1999; Nieblas et al., 2014), avec des tourbillons mésoéchelle intenses interagissant avec le courant algérien instable, connu pour ses méandres
(Millot, 1999; d'Ovidio et al., 2009).
La partie occidentale est en effet une région de frontières dispersées mais, de manière assez
surprenante, la mer de l'est de l'Algérie se distingue comme une région de consensus. Cela
peut être lié aux grands tourbillons algériens (dont le diamètre peut atteindre 200 km) qui se
forment dans cette zone et ont une longue durée de vie allant de plusieurs mois à plusieurs
années (Millot et al., 1990; Puillat et al., 2002). Une partie est alors déviée vers le sud et
s’écoule à l’est de Minorque puis au sud des îles Baléares alors que l’autre partie forme le
courant Catalan qui longe les côtes catalanes (Garcia et al., 1994; Pinot et al., 1995; Millot,
1999). Une part de ce courant Catalan traverse le canal d’Ibiza et le reste remonte le long des
îles pour couler dans le bassin algérien (Pinot et Ganachaud, 1999). La circulation cyclonique
de la MAW est bouclée à l’entrée du bassin algérien.
La circulation de MAW (l’eau atlantique modifiée qui est une eau atlantique de surface qui a
franchi le détroit de Gibraltar et s’est mélangée aux eaux superficielles lors de leur
progression vers l’Est et elles ont été modifiées sous l’effet de leur mélange avec les eaux
méditerranéennes et elles ont formé la MAW) entre le détroit de Gibraltar et le détroit de
Sicile, présente des caractéristiques différentes selon que l’on se trouve au larges des côtes
marocaines, algériennes ou tunisiennes. A la sortie de la mer d’Alboron, la circulation est,
pratiquement en permanence, dirigée des côtes espagnoles (≈ 2 °O) vers les côtes algériennes
(≈ 1 °O), cette circulation ensuite prend la forme d’une veine de courant qui coule vers l’Est
le long de la cote et devient généralement instable a partir de 1-2 °E (Millot, 1985). Les
Figure 5. Circulation de surface de la mer Méditerranée, In par Ayala et al., (2017) à partir de
Millot et Taupier-Letage (2005).
Le bassin algérien est la zone la plus dynamique en ce qui concerne les méso-échelles dans
toute la mer Méditerranée (Millot, 1999; Nieblas et al., 2014), avec des tourbillons mésoéchelle intenses interagissant avec le courant algérien instable, connu pour ses méandres
(Millot, 1999; d'Ovidio et al., 2009).
La partie occidentale est en effet une région de frontières dispersées mais, de manière assez
surprenante, la mer de l'est de l'Algérie se distingue comme une région de consensus. Cela
peut être lié aux grands tourbillons algériens (dont le diamètre peut atteindre 200 km) qui se
forment dans cette zone et ont une longue durée de vie allant de plusieurs mois à plusieurs
années (Millot et al., 1990; Puillat et al., 2002). Une partie est alors déviée vers le sud et
s’écoule à l’est de Minorque puis au sud des îles Baléares alors que l’autre partie forme le
courant Catalan qui longe les côtes catalanes (Garcia et al., 1994; Pinot et al., 1995; Millot,
1999). Une part de ce courant Catalan traverse le canal d’Ibiza et le reste remonte le long des
îles pour couler dans le bassin algérien (Pinot et Ganachaud, 1999). La circulation cyclonique
de la MAW est bouclée à l’entrée du bassin algérien.
La circulation de MAW (l’eau atlantique modifiée qui est une eau atlantique de surface qui a
franchi le détroit de Gibraltar et s’est mélangée aux eaux superficielles lors de leur
progression vers l’Est et elles ont été modifiées sous l’effet de leur mélange avec les eaux
méditerranéennes et elles ont formé la MAW) entre le détroit de Gibraltar et le détroit de
Sicile, présente des caractéristiques différentes selon que l’on se trouve au larges des côtes
marocaines, algériennes ou tunisiennes. A la sortie de la mer d’Alboron, la circulation est,
pratiquement en permanence, dirigée des côtes espagnoles (≈ 2 °O) vers les côtes algériennes
(≈ 1 °O), cette circulation ensuite prend la forme d’une veine de courant qui coule vers l’Est
le long de la cote et devient généralement instable a partir de 1-2 °E (Millot, 1985). Les
