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toujours pris en considération dans les études sur les invasions biologiques. Cette pression
relie aussi le nombre d’individus relâchés et la fréquence des évènements de relâche, avec le
succès et les patrons d’établissement des espèces (Kolar et Lodge, 2002). Plus les quantités
d’espèces introduites sont élevées et constantes, plus les chances de survie de ces espèces non
indigènes augmentent, tandis que les espèces introduites en petit nombre avec peu
d’évènements de relâche seront plus susceptibles de mourir (Lockwood et al., 2005). La
pression de propagule peut être expliquée par trois composantes :
1. La pression de propagule potentielle, représentée par la quantité d’eau de ballast
déchargée.
2. La pression de propagule actuelle qui représente le nombre d’organismes contenus dans
les réservoirs lors de l’arrivée des navires.
3. La pression de propagule effective qui détermine le nombre d’organismes potentiellement
vivants déchargés par un vecteur (eau ou sédiments de ballast) (Lo et al., 2011).
Cependant, le succès dans l’établissement des espèces non indigènes va dépendre aussi
des caractéristiques d’invisibilité des espèces qui prolifèrent dans les habitats originaux
(Lodge, 1993; Davies, 2005) et/ou des caractéristiques des habitats susceptibles de subir la
prolifération des espèces non indigènes (Occhipinti-Ambrogi, 2007).
Dans les
écosystèmes aquatiques d’eaux douces et marines, le processus par lequel une espèce est
considérée comme envahissante compte plusieurs étapes et filtres (Kolar et Lodge, 2002;
Lockwood, 2005; Occhipinti-Ambrogi, 2007) qui sont énumérés et décrits dans les lignes
suivantes :
- Étape 0 - Envahisseur potentiel : Correspond à la population source.
- Étape 1 - La Prise : Commence avec les espèces établies dans la région d’origine ou la
région source. Les propagules sont prises par les navires et transportées vers un nouvel
environnement (NE).
- Étape 2 - L’arrivée : Cette étape est atteinte quand les individus sont déchargés avec l’eau
ou les sédiments des navires.
- Filtre Survie : la survie des organismes dans leur nouveau milieu dépend de leurs
interactions avec les communautés locales et de l’adaptation au nouvel environnement.
Seuls les organismes les plus résistants pourront se rendre à l’étape suivante.
- Étape 3 - L’établissement : elle est considérée uniquement pour les espèces qui ont été
déchargées, qui ont survécu et qui se sont reproduites dans le nouvel environnement.
- Étape 4a - La dispersion : Correspond à l’accroissement de la population.
- Étape 4b - La dominance : Les espèces envahissantes deviennent dominantes par
rapport aux espèces indigènes.
L’établissement est régi par deux filtres différents : un filtre qui relie la survie et la
reproduction dans le nouvel environnement et un filtre qui détermine la dispersion locale.
Le premier filtre (survie) est principalement lié à la pression de propagule. Ce filtre
détermine, parmi toutes les espèces qui arrivent, lesquelles pourront s’établir, se disperser ou
dominer. Le deuxième filtre, dit environnemental, agit en régulant le passage des espèces de
l’étape 3 (établissement) à l’étape 4a (dispersion) et de l’étape 4b (dominance) à l’étape 5
(prédominance).
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Inventaire des espèces introduites par les eaux de ballast et les coques des navires dans le port de Bejaia et un essai de compréhension de l’origine des espèces classées introduites au niveau de l’île Plane (Oran): - 23/77

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