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II.3.2.3
Introduction des dinoflagellés et des diatomées via le transport
maritime
Plusieurs études ont mis en évidence l’effet du transport maritime dans le transfert de
diatomées et dinoflagellés, dont plusieurs espèces sont considérées comme nuisibles ou
encore toxiques (Doblin et Dobbs, 2006). De plus, des études dans plusieurs régions du
monde ont montré les conséquences économiques négatives de ces introductions d’espèces
non indigènes, notamment pour l’Australie (Hallegraeff et Bolch, 1992), la NouvelleZélande (Hay et al., 1997), l’Angleterre (Hamer et al., 2001) et les États-Unis (Kelly, 1993).
Ces espèces toxiques peuvent affecter l’industrie maricole à cause de leurs diverses toxines,
dont la saxitoxine, induisant des intoxications paralysantes par les mollusques paralytic
shellfish poisoning, PSP, ou intoxications paralysantes des mollusques, IPM) ou d’autres
toxines induisant divers problèmes de santé. Ces toxines provoquent des troubles nerveux,
respiratoires et intestinaux graves chez les humains et peuvent entrainer la mort (dans 15%
des cas) (Hallegraeff, 1986).
Des dinoflagellés viables sous formes végétatives et/ou de kystes de résistance, ont un
potentiel d’établissement dans les eaux s’ils proviennent d’environnements tempérés et ils
constituent ainsi un groupe à risque qui mérite une attention particulière dans le contexte des
invasions aquatiques via les réservoirs de ballast. La grande résistance des formes enkystées
de dinoflagellés leur confère un grand potentiel de survie même sous les conditions
particulières des réservoirs de ballast (obscurité, diminution d’oxygène, etc).
En Algérie, il y a une connaissance très limitée de la pression d’invasion des cellules
végétatives et des kystes de diatomées et dinoflagellés ; particulièrement, combien de ces
espèces arrivent via les eaux ou les sédiments de ballast des navires; quelles sont les routes
qui comportent le plus grand risque d’introduction, s’il y a une relation entre la durée de ces
voyages et la viabilité des cellules et combien de ces espèces sont nuisibles ou toxiques pour
les écosystèmes aquatiques.
II.3.2.4
La pression de propagule
La pression de propagule ou pression d’invasion est une composante de la mesure du nombre
d’individus d’une espèce déchargée dans une région, où cette espèce est considérée comme
non indigène. La pression de propagule inclut les estimations du nombre d’individus dans
chaque évènement de décharge (propagule size) et le nombre d’évènements de décharge
(propagule number). Une augmentation du nombre d’individus déchargés ou du nombre
d’évènements de décharge fait en sorte que la pression de propagule augmente aussi
(Lockwood et al., 2005). La pression de propagule peut être définie aussi comme la quantité,
la qualité et la fréquence d’introduction d’organismes envahissants. La pression de propagule
joue un rôle important dans la détermination du succès de l’établissement des espèces non
indigènes (Carlton et al., 1997; Lockwood et al., 2005), bien que ce facteur ne soit pas
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Inventaire des espèces introduites par les eaux de ballast et les coques des navires dans le port de Bejaia et un essai de compréhension de l’origine des espèces classées introduites au niveau de l’île Plane (Oran): - 22/77

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