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pompage de l’eau (organismes en suspension) ou fixées sur les coques des bateaux (fouling).
L’aquaculture peut être vectrice d’espèces introduites soit intentionnellement (nouvelles
filières conchylicoles), soit accidentellement (Fertouna, 2014).
II.2.1 Le transport maritime en Algérie
Le Maghreb central (Maroc, Algérie, Tunisie) possède une façade maritime de 3000 km en
bordure de la mer Méditerranée et de l’océan Atlantique (Mohamed-Chérif et Ducruet, 2011).
La façade de l’Algérie est 1280 km de longueur, sa position de carrefour entre deux mers et
deux continents en fait un acteur stratégique de l’interface Nord/Sud que constitue la mer
Méditerranée. Après l’indépendance, l’acheminement du commerce international de l’Algérie
dépend de la voie maritime, ce mode de transport à pris une place importante dans le
développement économique du pays ce qui apparait dans la structure du commerce
international, composante de l’exportation des hydrocarbures, source essentielle de devises et
des importations de divers produits, la moyenne d’importation de l’Algérie est de 23% du
trafic total passant par ses ports (130 millions de tonnes) (Benkhanouche, 2016).
Le trafic maritime en Algérie se caractérise par un déséquilibre entre les importations et les
exportations. Les exportations se composent essentiellement d'hydrocarbures (95%) et les
engrais principalement le phosphate et l'ammoniac, tandis que les importations concernent les
équipements, les produits manufacturés et les produits alimentaires. La proximité des côtes
algériennes de la principale route maritime de navires citernes en mer méditerranée (20 milles
marins) par laquelle transitent environ 10000 navires/an et 150 Millions de tonnes de pétrole,
fait de l’Algérie un fournisseur privilégié des pays européens. Le gaz transite principalement
des ports d’Arzew, Skikda et de Bejaia. La connexion des routes maritimes aux hubs
méditerranéens permet aussi d’étoffer le réseau maritime puisque les fréquences des dessertes
sont augmentées et relient ces routes maritimes régionales aux routes mondiales via les hubs.
Ces derniers assurent une meilleure accessibilité aux marchés mondiaux, notamment
asiatiques (second avant-pays des ports algériens) (Mohamed-Chérif et Ducruet, 2012).
L’accroissement des échanges avec l'Asie augmente le risque d’introduction des espèces
exotiques.
II.2.2 Les eaux de ballast
Les navires sont spécifiquement conçus et construits pour se déplacer de la façon la plus sûre
tout en transportant une cargaison. Mais quand le navire voyage soit sans marchandise, soit
partiellement chargé, il doit prendre du lest supplémentaire à bord pour manœuvrer
efficacement et pour rester suffisamment immergé. Dans le passé des matériaux solides ont
été utilisés pour les ballasts, tels que le sable, la terre et les pierres, et qui ont constitué un
vecteur pour l’introduction de nombreuses espèces, à la fois terrestres (des graines
transportées dans la terre par exemple) et aquatiques (p.ex. des crustacés ou des microorganismes vivant sur des ballasts solides humides) (Cheniti, 2018).
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Inventaire des espèces introduites par les eaux de ballast et les coques des navires dans le port de Bejaia et un essai de compréhension de l’origine des espèces classées introduites au niveau de l’île Plane (Oran): - 11/77

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