Chapitre III
Diagnostic et évaluation de la situation actuelle
78
Type de pêche
- la pêche à la senne prédomine dans les deux ports déterminée par la capacité d’embarcation
plus importante des senneurs.
- la pêche artisanale qui regroupe les palangriers, les espadonniers et les petits métiers divers
accumulent 30% à Boudis et 32 % à Ziama Mansouriah.
- Le reste est constitué par les plaisanciers qui sont prés de 4 %
dans les deux cas.
- Il faut souligner que ces plaisanciers sont des pêcheurs à part entière mais pour des raisons
financières ou stratégiques ils s’inscrivent en tant que plaisanciers.
L’état du navire
- Le nombre de bateau en activité est de 63 % pour Boudis et 62 % pour Ziama Mansouriah.
- Le pourcentage de bateaux immobilisés pendant la période de notre recensement était de
21% pour Boudis et 18% pour Ziama Mansouriah.
- Une catégorie particulière est celles de bateaux transférés car cette situation provoque une
difficulté de désinscriptions de pêcheurs du rôle d’équipage des navires transférés.
Les causes d’immobilisation
- La première cause d’immobilisation des navires est le manque de pièces détachés ; 73% à
Boudis et 56% à Ziama Mansouriah.
- La deuxième cause est le manque d’équipement de pêche.
Seconde activité :
- la majorité des pêcheurs 80% à Boudis et 64 % à Ziama Mansouriah exercent seulement le
métier de pêcheur. Le reste soit 20 % pour Boudis et 36 % pour Ziama Mansouriah
exercent une deuxième activité.
- Parmi ces activités secondaires la majorité travail en qualité d'ouvrier, surtout agricole. Ils
représentent 43% et 37 % à Ziama Mansouriah.
- L’artisanat emploi 14 % à Boudis et 13 % à Ziama Mansouriah. Il faut souligner que cette
activité est liée à la mer. Ce travail artistique consiste à valoriser les produits de la mer par
des procédés divers.
On peut remarquer la précarité de l’emploi dans le secteur de la pêche de part les spécificités
observés, qui dépend de beaucoup de facteurs externes aux employés.
Si on prenait le simple exemple des périodes d’activités examinés nous observerons une réalité
flagrante du nombre de pêcheurs n’ayant pas d’emploi pendant plus de 6 mois. Cette
particularité jumelée avec celle des conditions de travail, la nécessité parfois d’avoir une
deuxième activité afin de subvenir aux besoins des foyers bien remplis procure au secteur ce
caractère précaire.
Précédent

Etude de la pêcherie de Jijel: interaction avec l\'aire marine de Taza (wilaya de Jijel) - 80/153

Suivant