Chapitre premier :
Généralité
15
l’eau (Stanier et al, 1966). La plupart étant saprophytes (Bossis et al, 2000 ; Ramalho et al,
2002).
Les températures cardinales aux quelles les espèces se multiplient varient de 4° à 42°C, cette
dernière est caractéristique de l’espèce P. aeruginosa, alors que la température optimale pour
la croissance des espèces saprophytes est située entre 28°C et 30°C. Toutes les espèces de ce
genre ne peuvent croître à pH inférieur à 4.5, ni métaboliser le lactose sur Mc Conkey,
l’examen au rouge de méthyle et celui de Voges Proskauer sont négatifs (Palleroni, 1984).
Ces bactéries contribuent donc, de façon significative, à la réduction des nitrates et des nitrites
qui constituent des polluants des nappes phréatiques (Latour et Lemanceau, 1997). En
raison de la richesse de leurs voies métaboliques, elles sont souvent capables de résister à de
nombreux antiseptiques ou antibiotiques ce qui explique leur présence de plus en plus
fréquente en milieu hospitalier où elles peuvent être isolées de l'environnement humide
(Euzeby, 2008).
Les espèces du genre Pseudomonas produisent une couche d’exopoly- saccharide entourant
leurs cellules, la protégent de la phagocytose par les macrophages chez les mammifères. Cette
couche d’exo-polysaccharide (E.P.S) leur permet de former des bio films, grâce auxquels elles
peuvent rester collées aux surfaces, de telle manière qu’il est difficile de les déloger (Visca et
al, 2007). Ce genre produit beaucoup de poly hydroxy alcanoates et d’alginates ainsi que
d’autres substances métaboliques. Ce qui les rend d’un grand intérêt biotechnologique
(Holloway, 1992).
I.6.2. Taxonomie des Pseudomonas :
Depuis la découverte du genre Pseudomonas (Migula, 1894), beaucoup de noms d’espèces
lui ont été assignés. Le nombre d’espèces a subi de nombreuses variations principalement
dues à la description de nouvelles espèces et à divers changements de la définition du genre.
Néanmoins, 188 espèces sont actuellement répertoriées sur le site internet. (Anonyme 4).
Comprennent les tests tels que : la forme cellulaire, le type de flagelle, l’utilisation des
sources de carbones tel que : les acides organiques, les polyols, les acides aminés, la capacité
de croissance dans des conditions de culture variables, la synthèse d’exo-enzymes et la
production d’antibiotiques (Palleroni, 2005).
Tableau(3): Les espèces appartenant actuellement au genre Pseudomonas (Euzeby, 2008 in
Peix et al, 2009).
Généralité
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l’eau (Stanier et al, 1966). La plupart étant saprophytes (Bossis et al, 2000 ; Ramalho et al,
2002).
Les températures cardinales aux quelles les espèces se multiplient varient de 4° à 42°C, cette
dernière est caractéristique de l’espèce P. aeruginosa, alors que la température optimale pour
la croissance des espèces saprophytes est située entre 28°C et 30°C. Toutes les espèces de ce
genre ne peuvent croître à pH inférieur à 4.5, ni métaboliser le lactose sur Mc Conkey,
l’examen au rouge de méthyle et celui de Voges Proskauer sont négatifs (Palleroni, 1984).
Ces bactéries contribuent donc, de façon significative, à la réduction des nitrates et des nitrites
qui constituent des polluants des nappes phréatiques (Latour et Lemanceau, 1997). En
raison de la richesse de leurs voies métaboliques, elles sont souvent capables de résister à de
nombreux antiseptiques ou antibiotiques ce qui explique leur présence de plus en plus
fréquente en milieu hospitalier où elles peuvent être isolées de l'environnement humide
(Euzeby, 2008).
Les espèces du genre Pseudomonas produisent une couche d’exopoly- saccharide entourant
leurs cellules, la protégent de la phagocytose par les macrophages chez les mammifères. Cette
couche d’exo-polysaccharide (E.P.S) leur permet de former des bio films, grâce auxquels elles
peuvent rester collées aux surfaces, de telle manière qu’il est difficile de les déloger (Visca et
al, 2007). Ce genre produit beaucoup de poly hydroxy alcanoates et d’alginates ainsi que
d’autres substances métaboliques. Ce qui les rend d’un grand intérêt biotechnologique
(Holloway, 1992).
I.6.2. Taxonomie des Pseudomonas :
Depuis la découverte du genre Pseudomonas (Migula, 1894), beaucoup de noms d’espèces
lui ont été assignés. Le nombre d’espèces a subi de nombreuses variations principalement
dues à la description de nouvelles espèces et à divers changements de la définition du genre.
Néanmoins, 188 espèces sont actuellement répertoriées sur le site internet. (Anonyme 4).
Comprennent les tests tels que : la forme cellulaire, le type de flagelle, l’utilisation des
sources de carbones tel que : les acides organiques, les polyols, les acides aminés, la capacité
de croissance dans des conditions de culture variables, la synthèse d’exo-enzymes et la
production d’antibiotiques (Palleroni, 2005).
Tableau(3): Les espèces appartenant actuellement au genre Pseudomonas (Euzeby, 2008 in
Peix et al, 2009).
