Chapitre premier :
Généralité
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(Aeromonas hydrophila, A. salmonicida, A. punctata, A liquefasciens (non spécifique)).
Symptômes et lésions: les lésions occasionnées seraient dues à la production de toxines. La
nageoire anale tout d’abord, puis les pectorales et la dorsale se congestionnent (rougissement
des nageoires). L’abdomen se distend, l’anus se dilate et fait saillie à l’extérieur du corps. Les
organes comme le cœur, le foie et les gonades sont piquetés de foyers de nécrose. Lors de
l’incision du rein et de la rate, il y a émission d’un liquide épais rougeâtre.
Impacts: responsable de graves épizooties, mortalité importante, peut survenir dans les 5
jours.
Transmission : les germes peuvent être véhiculés par l’eau, la boue, les poissons, les
batraciens, les oiseaux ichtyophages, les parasites externes (Argulus ou Piscicola), mais aussi
par l’homme. Maladie très contagieuse. Atteinte maximale : en milieu naturel, à 16 °C, entre
mai et juillet, chez les anguilles jaunes. Girard et Lefebvre (2001).
I.6. Généralité sur le genre Pseudomonas:
Le genre Pseudomonas est un grand groupe bactérien particulièrement important qui
appartient à la sous-classe γ des protéobactéries et comprend plus d'une centaine d'espèces
ubiquitaires (Bossis et al, 2000 ; Palleroni et Moore, 2004). Les bactéries du genre
Pseudomonas sont des bacilles à Gram négatif, non sporulés, généralement mobiles grâce à
une ou plusieurs flagelles polaires, aérobies à métabolisme strictement respiratoire et chimioorganotrophes. (Palleroni, 2008).
I.6.1. Ecologie et biologie des Pseudomonas :
Le genre Pseudomonas est caractérisé par un métabolisme oxydatif et non fermentatif,
utilisant l’oxygène comme accepteur final d'électrons, et même quelques souches utilisent la
dénitrification (les nitrates sont parfois utilisés comme accepteur d'électrons ce qui permet une
croissance en anaérobiose).
Les Pseudomonas spp. Fluorescents saprophytes possèdent tous un cytochrome oxydase c
ayant un maximum d’absorption caractéristique à 552/554 nm, qui peut être mise en évidence
par l’oxalate de N, N-diméthyl-paraphenylène-diainine (Lelliot et al, 1966). Elles sont aussi
catalase positive, mésophile chimio-organotrophe puisqu’elles peuvent croître dans un milieu
minéral ne contenant qu’une seule source de carbone. Toutefois, certaines sont chimio
organotrophes facultatives et peuvent utiliser l’hydrogène comme source d’énergie et n’ont
pas besoin de facteurs de croissance pour se multiplier. Elles peuvent utiliser des sources de
carbones variables (versatilité nutritionnelle), et certaines ont la capacité de croître même dans
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