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6.1.3.3. Analyse des contributions des processus à l’échelle annuelle :
L’analyse des processus affectant les variations de pCO 2 dans les eaux pour toutes les
décennies révèle clairement la dominance de l’effet du mélange sur le cycle saisonnier de pCO 2 (figure
60) dans les deux zones d’étude. L’effet de la pompe biologique semble quasi absent dans la période
pré- industrielle alors qu’en moyenne 22.63% des variations de PCO 2 dans le bassin algérien et
19.23 % dans le bassin liguro- provençal dans les années 50 aux années 90 seraient dues à l’activité
biologique pour la période 50-90.
Bassin algérien
-150
-100
-50
0
50
100
150
200
250
dec pre-ind
dec"1"
dec "2"
dec "3"
p ro c e s s u s (u a t m /a n )
M B F T
a)
Bassin liguro- provençal
-100
-50
0
50
100
150
200
250
dec pre-ind
dec"1"
dec "2"
dec "3"
p ro c e s s u s (u a t m /a n )
M B F T
90b)
Figure 60: Effets moyen pour les décennies 1, 2 et 3 du mélange (M), biologiques (B), du flux (F) et
thermodynamiques (T) sur pCO 2 dans les deux zones d’étude.
On voit clairement que les processus de mélange sont surestimés ce qui signifierait bien que
TCO 2 de subsurface calculé est une condition aux limites surestimée.
L’effet thermique en moyenne annuelle est quasiment nul. Enfin les échanges air-mer semblent
contribuer aux variations de pCO 2 par en moyenne 9 µatm dans le bassin algérien et par 11 µatm dans
le bassin liguro- provençal au cours des trois décennies.
6.1.3.4. Etude du flux de CO 2 :
Le flux net de CO 2 échangé entre l’océan et l’atmosphère est fonction du coefficient d’échange
gazeux à l'interface air/mer et du gradient de CO 2 établi entre la surface de la mer et l’air surnageant. Nous
avons utilisé les pCO 2 calculées par notre modèle. Les vents sont obtenus de la base de données ERA 40
du centre européen de prévision météorologique alors que pour la pression partielle de CO 2 dans
l’atmosphère nous avons utilisée les mesures des bases de données du programme VAG (Veille Atmosphère
Globale- site internet de la National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA : www.noaa.gov)
Les figures 61 a et b représentent la distribution du flux (mmol/m
2
/j) dans les deux bassins. D’une
manière générale, les flux s’échappant de la mer dans l’atmosphère sont comptés positifs alors que les
valeurs négatives caractérisent les mois ‘puits’ pour lesquels les flux sont entrants de l’atmosphère vers
l’océan.
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