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Pour ce qui est de l’amplitude des variations saisonnières, le modèle la sur- estimerait d’environ
68 µatm. Plusieurs raisons peuvent être à l’origine de cette surestimation :
- Tout d’abord, nous n’avons pas ajusté particulièrement les paramètres biologiques pour le bassin
algéro-provençal. Ceux-ci peuvent avoir une grande importance sur le cycle annuel de pCO 2 comme
l’a démontré LOUANCHI, (1995) par les tests de sensibilité notamment sur la vitesse maximale de
croissance du phytoplancton ou le taux de reminéralisation dans la couche de surface.
- Si les conditions aux limites de subsurface en O 2 et PO 4
3- sont bien définies par une climatologie
d’observations réelles, il n’en va pas de même pour les valeurs de TCO 2 et TA. LOUANCHI, (1995) a
montré qu’une erreur d’environ10µmol /l sur le TCO 2 de subsurface pouvait induire une erreur
d’environ 20 µatm sur le pCO 2 de surface par surestimation ou sous- estimation de l’effet du
mélange dans ce modèle
- Enfin, les relations d’AIT AMEUR, (2007) pour TCO 2 ont été définies sur des observations de 1998
à 2004. La pénétration du Carbone anthropique de l’atmosphère n’étant pas linéaire selon le facteur
de Revelle, il aurait fallu trouver un moyen d’extrapoler cette relation dans le temps pour définir des
conditions adéquates pour les années 50 à 90.
- Les résultats du modèle en termes de PO 4
3- et d’O 2 sont encourageants. Ceci signifierait que les
processus de variations des éléments biogéochimiques ont pu être relativement bien reproduits.
Nous pensons donc que les processus relatifs à pCO 2 sont bien pris en compte dans notre modèle.
Bien entendu, la valeur absolue ne nous semble pas correcte.
6.1.3.2. Processus affectant les variations de pCO 2 :
Le calcul de la contribution saisonnière de chaque processus nous permet d’avoir une idée
plus précise sur l’effet des saisons sur l’évolution de pCO 2 au cours de l’année, (figure 59).
L’étude des pCO 2 nous permet de voir qu’on observe une augmentation des pressions partielles
de ce gaz de l’hiver à l’été. L’analyse des processus qui affectent les variations du pCO 2 montre que
l’effet thermodynamique contribue le plus à cette augmentation au printemps et en été depuis la
période pré- anthropique jusqu’aux années 90 pour le bassin algérien. Le même état de fait est
constaté dans le bassin liguro- provençal, toutefois, il semblerait que la participation de l’effet du
mélange à l’augmentation des pCO 2 durant l’été serait tout aussi importante. En effet, ce processus
contribue aux variations de pCO 2 par environ 39% pour la première décennie, 30% dans les années
80 et 36% dans les années 90.
L’effet de la pompe biologique semble marginal dans la période pré- industrielle : les variations
de pCO 2 sont essentiellement dues aux effets du mélange et aux effets thermodynamiques dans les
deux régions. A partir des années 50 nous observons une augmentation de la contribution des effets
de l’activité biologique en hiver et au printemps.
Selon BEGOVIC and COPIN MONTEGUT, (2002), l’apport des nutriments à la couche de surface
par les intenses échanges verticaux d’hiver favorise la production biologique ce qui a tendance à faire
baisser les pCO 2 dans l’eau. Ceci peut expliquer le fait qu’au cours des trois décennies les eaux de
surface sont devenues une faible source de CO 2 pour l’atmosphère durant les mois de février, mars et
avril. Bien entendu la diminution de la température en automne et en hiver contribue à faire baisser la
pression partielle de CO 2 .
Enfin, en automne, l’effet du mélange semble contrebalancer celui de la thermodynamique dans
les deux bassins.
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