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D’autre part, on remarque aussi la très faible contribution des échanges atmosphériques aux
changements du TCO 2 dans les deux bassins sauf en été où les variations des TCO 2 induite par le flux
air-mer peuvent atteindre -16.8 µmol/l dans le Bassin Algérien et -15.5 µmol/l dans le bassin liguroprovençal. En effet BEGOVIC, (2001) a également trouvé que les échanges avec l'atmosphère ont peu
d'influence sur les variations de TCO 2 à l’échelle annuelle dans le golf du Lion.
Enfin, l’activité biologique affecte les concentrations de TCO 2 dans les eaux de surface du
bassin algérien et du bassin liguro -provençal négativement durant toute l’année et quelques soit la
décennie. On note que son effet est très faible durant la période pré- anthropique par rapport aux tois
décennies récentes
6.1.3. Résultat de la simulation pour pCO 2 :
6.1.3.1 ΔpCO 2 :
ΔpCO 2 représente la différence entre pCO 2 dans l’air et pCO 2 dans l’eau. L’analyse des
graphiques a et b de la figure 57 montre que durant la période pré- industrielle les eaux
méditerranéennes du bassin algéro- provençal étaient une source de CO 2 pour l’atmosphère en
période estivale et un puits de CO 2 en hiver. Il est bien connu que le réchauffement de l’eau de mer
augmente la solubilité de CO 2 et accroît par conséquent sa pression partielle dans l’eau (OUDOT, 1990).
Lorsque cette dernière devient supérieure à pCO 2 de l’atmosphère, il y a un transfert de CO 2 de la mer
vers l’atmosphère, alors qu’en hiver le refroidissement de la colonne d’eau et le renforcement du
régime des vents augmente l’absorption du CO 2 par les eaux superficielles.
Bassin algérien
-50
0
50
100
150
200
J a n
M a r
M a i
J u l
S e p
N o v
Δ P C O 2 (u a tm )
ΔPCO2 pré -ind
ΔPCO2 "1"
ΔPCO2 "2"
ΔPCO2 "3"
a)
Bassin Liguro- provençal
-50
0
50
100
150
200
J a n
M a r
M a i
J u l
S e p
N o v
Δ P C O 2 (u a tm )
ΔPCO2 pré -ind
ΔPCO2 "1"
ΔPCO2 "2"
ΔPCO2 "3"
b)
Figure 57 : ΔpCO 2 simulées dans les deux zones d’étude pour les quatre situations décennales (0 :
pré-anthropique ; 1 : années 50-60-70 ; 2 : années 80 ; 3 : années 90).
Depuis les années cinquante jusqu'aux années quatre-vingt-dix, cette situation semble avoir
changé, l’ensemble du bassin algéro- provençal serait devenu une source de CO 2 pour l’atmosphère
tout au long de l’année selon les résultats du modèle.
En effet, les contraintes de subsurface choisie induisent des Δ pCO 2 (pCO2 eau - pCO 2 air )
supérieures à 0 quelque soit la saison, l’été reste la période où le dégazage du CO 2 est le plus
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Etude du cycle biogéochimique du carbone dans le bassin algéro-provençal: - 90/107

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